Gerd Klestadt a 80 ans. Il a survécu le camp de concentration de Bergen-Belsen, il va parler aux élèves des écoles, il se souvient, il n’oubliera jamais. Chaque jour, il se demande pourquoi c’est lui qui a survécu, étant parfaitement conscient que survivre un camp de la mort relève du hasard et de la chance. Gerd Klestadt était invité hier soir au Mémorial de la Déportation à Hollerich à l’occasion de la Journée Internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste, célébrée chaque année autour du 27 janvier, jour de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz en 1945. Il souligna à l’occasion de son discours l’importance de la recherche, qui donne un visage aux victimes. Il évoqua aussi que 15 Luxembourgeois ont participé activement à l’Holocauste. Il toucha aussi au thème de la soirée traité par le conférencier Pierre Preux, à savoir «La Shoah par balles», en citant un exemple de cet épisode tragique. En effet, en 1941, la SS a eu l’ordre d’assassiner 25.000 Juifs de Riga, tous mis à mort par balles dans une forêt. La tuerie barbare a duré deux jours. Steve Kayser, directeur du Centre de Documentation et de Recherche sur l’Enrôlement Forcé, a souligné à l’occasion de la conférence que réfléchir sur l’Holocauste, c’est réfléchir sur nous-mêmes, sur ce que l’homme est capable de faire.
Représentant le gouvernement luxembourgeois, le ministre Nicolas Schmit estima que l’Holocauste est un vécu qui va au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. Après cet épisode de l’histoire, tout devait changer: l’art, la poésie, l’humanité ne pouvait plus résonner de la même manière. La recherche a tout son sens parce qu’elle donne un visage à la souffrance. Les évènements récents en Allemagne ont montré que l’idéologie nazie continue de séduire, des jeunes également. Il importe de regarder en arrière, de cultiver la mémoire pour que cette idéologie ne sévisse plus jamais. › CM
Journée Internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste



