Finanz Journal
Investas souffle ses 50 bougies
«Un besoin d‘ancrage luxembourgeois»
16.10.2009
Sa naissance remonte en fait au 15 mai 1959 avec la création de l’Association Luxembourgeoise pour le Développement de l’Epargne et de la Défense des Intérêts des Détenteurs de Valeurs mobilières (DEDID) par Edmond Dauphin, docteur en droit, François Mandres, ingénieur-directeur, Fernand Koster, ingénieur commercial et René Wolter, docteur en droit. Pendant la première décennie, l’activité essentielle de DEDI était la défense des intérêts des petits épargnants dont le rendement de leur épargne était jugé être de loin trop bas par rapport à l’inflation de l’époque.
«Le petit scandale de la Cegedel»
C’est «le petit scandale de la Cegedel», comme désignait lors de son intervention hier soir Me Roland Michel, au conseil d’administration de DEDID puis d’Investas, l’affaire autour d’une caisse noire à la compagnie divulguée par le journaliste du «Wort» Fernand Rau - plus tard député - qui donna un essor à la DEDID, qui eut au bout du compte même un siège au Conseil d’administration de la Cegedel. La représentation et la défense des petits actionnaires de la compagnie d’électricité devint alors l’activité primaire de la DEDID, réorientée et rebaptisée Investas en l’an 2000, où l’asbl rejoignit aussi Euroshareholders, l’organisation euopéenne des associations d’actionnaires minoritaires dont le secrétaire général Jean-Pierre Paelinck honorait d’ailleurs de sa présence l’événement d’hier soir. Les épreuves étaient de suite au rendez-vous: en août 2001, Investas a rejoint Audiolux et BGL Investment Partners dans la lutte pour le droit des petits actionnaires lésés par l’opération d’échange des 30% du capital de RTL-Group détenus par Groupe Bruxelles Lambert (GBL) contre 25,1% du capital de Bertelsmann. Une affaire qui n’a pas tournée en faveur des petits actionnaires devant la Cour de Justice des Communautés Européennes. A présent, c’est l’affaire Fortis qui occupe le devant de la scène pour Investas. Selon l’actuel président, Raymond Goebbels, en poste depuis 2005, le nombre des membres de l’association aurait triplé depuis le début de cette saga qui n’est pas prête d’aboutir.
Une «Ecole de Bourse»
«Il y a un vrai besoin d’ancrage luxembourgeois», a souligné le président hier soir en rappelant l’idée d’Investas de créer un fonds qui réunirait toutes les participations de l’Etat du Grand-Duché, permettant ainsi à des privés luxembourgeois d’y participer aussi. Par ailleurs, Raymond Goebbels a appelé de ses voeux une «Ecole de Bourse» qui offrirait des formations à tout investisseur intéressé. Au cours de la séance, le président d’Investas a également remis un chèque au président de la Conférence Nationale des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales. Un don qui doit contribuer aux objectifs de la CNPSES d’honorer les 40 meilleurs élèves des classes terminales de Lycées classiques, techniques et de l’Ecole de Commerce et de Gestion. ‹



