Kultur
Théâtre d’Esch-sur-Alzette: «La règle de trois»
Une comédie (policière) pas vraiment originale
10.03.2010
Raphaël Grandloup (Roger Miremont), un scénariste renommé d’histoires policières, est réveillé par sa femme de ménage Paula (Caroline Tresca) au milieu d’une nuit agitée et arrosée en compagnie d’une nouvelle conquête, Charlotte, à 14h30. Charlotte semble avoir quitté l’appartement mais est retrouvée quelques instants plus tard dans une malle dans le salon, assassinée. Entre temps, la maman de Raphaël, Margot (Geneviève Fontanel), rend visite à son fils et doit assister, comme Paula, à des interrogatoires d’une inspectrice de police, invisible pour le public. Au cours des discours et suspicions mutuelles, il s’avère qu’aussi bien Paula que Margot connaissaient Charlotte et que toutes les deux avaient des raisons pour la tuer. Paula est secrètement amoureuse de Raphaël et Charlotte tournait autour de Louis Philippe, le nouveau amant de Margot qu’elle intente de marier. En plus, Paula était la maîtresse de Norbert, le défunt marie de Margot et le père de Raphaël.
Alors qu’on s’attend à une suite dans le genre d’un suspense classique qui va révéler à la fin l’identité du meurtrier ou de la meurtrière, la pièce mise en scène par Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé reste pourtant sur les pas d’une comédie pas vraiment originale qui est tout juste soutenu par le jeu d’acteurs.
Alors que Caroline Tresca se contente de toujours sourire, Geneviève Fontanel joue une pocharde convaincante, avide de vider toute la vodka qu’il y a dans l’appartement de son fils. Roger Miremont essaie de mettre un peu d’humour visuel dans ce spectacle mou. Ces démarches rigolos, sa mimique et sa façon de parler à ses plantes font sourire, sans cependant que le grand rire fou s’installe dans la salle.
Reste à noter que les deux fins, la découverte du vrai meurtrier et d’un nouveau cadavre, n’ont absolument pas pu surprendre les spectateurs car elles semblent venir comme un chien dans un jeu de quilles et méritent en somme la remarque qu’elles ont surgi probablement d’un manque d’idées de l’auteur. › CH.S.



