LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Après Hong Kong, la jeune compagnie vise de nouvelles destinations

Connu pour être une plateforme des compagnies aériennes à bas coûts, l’aéroport wallon de Charleroi commence depuis quelques semaines à desservir l’Asie. Il ne s’agit pas ici de l’œuvre de Ryanair ou de Wizzair mais bien d’Air Belgium, une jeune compagnie aérienne qui a débuté ses activités en juin avec deux, puis trois rotations hebdomadaires vers Hong Kong.

La semaine dernière, le CEO d’Air Belgium a confié au journal «Le Soir» que les villes chinoises de Zhengzhou, Wuhan et Taiyuan étaient pressenties pour de nouvelles liaisons à compter de la fin de cette année. Particularité, ces villes seront desservies via Hong Kong grâce à des accords interligne.

Lentement, mais sûrement, les activités de vol commercial vers la Chine se développent donc au départ de l’aéroport wallon. Ce dernier est distant de 170 km de la frontière luxembourgeoise, contre 200 km pour celui de Bruxelles et 250 km pour Francfort.

Quant aux nouvelles destinations, celle de Zhengzhou n’est pas inconnue au Luxembourg puisque c’est dans la capitale de la province chinoise du Henan qu’est établi le hub asiatique de Cargolux. Cette ville a également fait parler d’elle en juin dernier dans les médias luxembourgeois, lorsque la piste de l’ouverture d’une liaison directe entre le Findel et cette ville a été évoquée. Des discussions seraient en cours depuis quelques temps et la compagnie chinoise China Eastern Airlines serait pressentie.

La Wallonie plus proche de la Chine

Avec bientôt quatre destinations chinoise, l’aéroport de Charleroi ferait presque oublier les récents développements annoncés à Liège. L’aéroport, situé à 150 km du Grand-Duché, attire des investisseurs de l’Empire du milieu avec non seulement la filiale logistique d’Alibaba mais aussi 4PX, un poids lourd de la logistique. Mais revenons à Air Belgium, la compagnie regarde aussi au-delà de la Chine: son CEO ne cache pas son ambition de desservir Tokyo au Japon et Cebu aux Philippines. Mais pour y parvenir, d’autres accords sont nécessaires et la compagnie y planche. De même, Séoul est aussi dans le viseur mais encore une fois, via un système de connexion avec d’autres compagnies aériennes.

Si la piste d’une quatrième rotation hebdomadaire vers Hong Kong a été écartée par la direction, celle-ci se concentre sur le taux de remplissage de ses Airbus A340-300 de 257 places. Il est passé de 50% début juin à 85% en août, selon le site web belge SudInfo.

Si la flotte compte actuellement trois appareils, un quatrième Airbus devrait être opérationnel à la fin de ce mois, histoire de donner des ailes à la jeune compagnie. Celle-ci a demandé fin juin les autorisations pour voler vers les Etats-Unis. Affaire à suivre.


www.airbelgium.com