LUXEMBURG
OLIVIER ROUSSEAU

Présentation de la saison 2018-2019 des Solistes Européens, Luxembourg

La saison prochaine encore, les Solistes Européens, Luxembourg souhaitent continuer à prouver qu’ils ont bien leur place dans le paysage musical du pays. Ils l’ont affirmé lors de la conférence de presse de présentation de leur saison 2018-2019.

Leurs propositions, une fois de plus, se caractériseront par leur originalité pertinente, une originalité liée, on le sait, aux choix de leur directeur artistique et chef, Christoph König. Une bonne nouvelle: celui-ci a décidé de continuer l’aventure SEL en renouvelant son contrat jusqu’en 2022!

L’originalité sera de mise dès la première soirée avec un concert intitulé «Odyssée de l’Espace», un joli clin d’œil à la politique luxembourgeoise du «Space Mining». Après la symphonie «Jupiter» de Mozart, on y entendra «Les Planètes» de Gustav Holst et «Orbital Resonances» du luxembourgeois Roland Wiltgen, la création mondiale d’une commande du ministère de la Culture. Autre surprise: l’hommage à Johann Nepomuk Mälzel. Qui? L’inventeur du métronome et surtout d’une étrange «machine à faire du bruit» que Beethoven a notamment utilisée dans sa «Victoire de Wellington».

Devinettes musicales au programme

Christoph König donne des titres à ses concerts, certains explicites (on sait à quoi s’attendre et on peut s’en réjouir), d’autres plus mystérieux (mais de quoi s’agit-il donc, se demande-t-on, la curiosité mise en éveil): «Le Piano sous différents angles», «Le Troisième homme», «Le Temps qui passe». D’autres originalités: le sixième (!) concerto pour piano de Beethoven… qui est en fait une transcription aussi bouleversante que bienvenue par Beethoven lui-même de son concerto pour violon, un concert consacré au jeune percussionniste luxembourgeois Christoph Sietzen, et le fameux «concert-surprise» avec ses deux œuvres-mystères que le public est invité à identifier avant que le chef n’en donne les «clés».

Original donc, mais classique aussi avec à l’affiche par exemple les incontournables Brahms ou Schumann, ou le retour du pianiste Gerhard Oppitz.

A côté de ces grands rendez-vous, le cycle Camerata poursuit sa belle existence en proposant des soirées de musique de chambre caractérisées par leur intimité et leur convivialité. Elles sont «familiale» en quelque sorte, réunissant des musiciens «de chez nous» (Patricia Freres, Françoise Tonteling, Annemie Osborne et Michel Mootz) ou issus des rangs des SEL. Les SEL, c’est aussi, en association avec le Focuna et la Fondation Michelle, une place de stagiaire au sein de l’orchestre offerte à un jeune instrumentiste prometteur. La saison prochaine, ce sera l’altiste luxembourgeoise Sophie Urhausen. C’est aussi le travail poursuivi depuis quelques années déjà (notamment un «Orchestra Week-end»: invitation aux répétitions, rencontre avec le chef, participation au concert) avec un jeune public, venu de la «Miami University», de l’Université du Luxembourg et de certains lycées. Les SEL en 2018-2019: des propositions originales, classiques et séduisantes.


Pour plus d’informations: www.sel.lu