BETTEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

En ce moment, jusqu’à 20.000 colis transitent chaque jour au centre de tri de Bettembourg

Ils sont 240 à s’activer dans une petite fourmilière où des milliers de colis transitent chaque jour en ce mois de décembre. Le centre de tri de POST situé à Bettembourg est le point de passage obligatoire pour chaque envoi au départ ou à destination du Grand-Duché. Et à l’approche des fêtes, la cadence s’intensifie, essor de l’e-commerce oblige. De 10.000 en temps normal, le volume quotidien des colis traités peut monter jusqu’à 20.000.

«Le volume des colis augmente entre 10% et 12% par an en moyenne», ajoute le chef de département en charge des opérations et du centre de tri, Angelo Piras. Le courrier reste largement majoritaire dans cette succession de tapis roulants et de scanners. «Les colis représentent moins de 5% du chiffre d’affaires de POST Courrier», explique le responsable.

Pour un colis, le parcours au centre de tri commence par son arrivée en camion et son déchargement à la main. Une fois posé sur un tapis roulant, l’envoi passe un scanner volumétrique - sans s’arrêter - qui analyse l’adresse, le format et le poids. S’il n’y a rien à signaler, le colis est ensuite redirigé vers son point de départ où il est classé pour être retraité le lendemain matin. Car après le tri, place à la distribution. Ces deux opérations sont réunies depuis l’été dernier à Bettembourg, seul un petit centre subsiste à Ingeldorf, uniquement pour le nord du pays.

Vers 2,8 millions de colis en 2017

Les tournées sont ensuite préparées pour le lendemain. Le centre de Bettembourg tourne 24 heures sur 24 et ne s’arrête que du samedi 21.00 au dimanche 21.00. De 2,4 millions en 2016, le volume des colis traités est attendu proche des 2,8 millions selon le responsable de la structure de 15.804 m².

«Quand notre centre a été construit en 2006, la prévision de croissance des colis n’avait pas été intégrée», souligne Angelo Piras. Celui-ci ne cache pas le besoin de modernisation de cette infrastructure, pourtant rénovée cette année. Dans le pipeline, une automatisation du processus de tri qui permettrait d’accélérer le processus et de répondre à la croissance du volume traité. «Un autre challenge, c’est de bien faire du premier coup», ajoute le chef de département. Car nombreux sont les paquets qui reviennent à Bettembourg dans le courant de la journée, faute de personne pour réceptionner l’envoi à l’adresse indiquée.

POST communique donc sur des solutions pour éviter les envois avisés avec les solutions PackUp. Il y a tout d’abord les 79 stations PackUp réparties dans le pays où les particuliers peuvent faire expédier leur colis et venir le récupérer à leur meilleure convenance. Ensuite, PackUp Home permet de fixer des endroits où le colis peut être déposé en son absence, comme un local à poubelles ou bien une terrasse. Enfin, les PackUp Points sont des commerces où il est possible de venir retirer son colis.

Car autant de colis directement arrivés à bon port sont autant de colis à ne plus repasser au centre de tri. Celui-ci coopère étroitement avec Michel Greco, une filiale de POST dédiée au transport. C’est elle qui achemine la plupart des envois avec ses 45 chauffeurs, un nombre qui monte à 80 en haute saison comme c’est le cas actuellement. Pour les plus petits paquets, «nous avons un grand avantage par rapport à la concurrence», assure Angelo Piras. «Nous avons un réseau de 400 facteurs dans le pays», conclut-il le sourire aux lèvres.

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