LUXEMBOURG
MANUEL CALLEJA QUINTANA

Très prisées, les deux Ecoles Européennes du Luxembourg font aussi l’objet de critiques. Les élèves y sont en effet divisés en trois catégories, selon qu’ils soient enfants de fonctionnaires européens (I), enfants de parents salariés d’entreprises offrant le cursus dans ces écoles (II) et enfin les élèves libres (III). Ceux-ci doivent non seulement débourser des droits d’inscription annuels pour suivre leur cursus mais en plus, ils ne bénéficient pas du droit à la cantine tous les jours, n’ont pas le droit à la prise en charge après les cours et n’ont pas de place garantie après une année passée à l‘étranger. Jesus Manuel Calleja Quintana veut dénoncer ces discriminations et a lancé une pétition qui demande l‘égalité de droits pour les élèves des Ecoles Européennes du Luxembourg. Il nous explique ses revendications.

«Aujourd’hui, les élèves de catégorie III sont nommés „élèves non admissibles de droit“. Pourtant, les Ecoles Européennes sont ouvertes à tous. Je comprends bien que ces écoles soient d’abord axées sur les enfants des fonctionnaires européens, mais à partir du moment où elles sont ouvertes à tous, on peut légitimement s’attendre à un peu plus de facilités pour ceux qui viennent de l’extérieur. Or, ce n’est pas le cas.

Ce qui m’interpelle, c’est que l’Etat luxembourgeois verse une subvention à ces Ecoles Européennes. Celles-ci reçoivent aussi de droits de la part des institutions européennes et des entreprises dans le cas des élèves de catégorie II. Mais nous, en tant que parents d’enfants de la catégorie III, nous payons non seulement des impôts à l’Etat luxembourgeois mais en plus nous payons le prix fort pour inscrire nos enfants à l’Ecole Européenne. Par exemple cette année, 5.707,09 euros en secondaire. Il s’agit donc là d’une double imposition.

Certains diront que nous pouvons toujours inscrire nos enfants dans les écoles publiques luxembourgeoises. Mais il faut savoir que beaucoup de gens viennent au Luxembourg et ignorent combien de temps ils resteront. Les Ecoles Européennes s’avèrent donc un choix intéressant pour s’assurer que les enfants pourront poursuivre leur scolarité dans un autre pays si besoin en est. Dans mon cas, je pensais rester trois ans au Luxembourg mais j’y vis depuis sept ans maintenant.

On a le sentiment d‘être délaissé, un sentiment d’injustice car d’un côté certains ne paient rien et de l’autre, certains paient tout. Voilà pourquoi j’ai lancé cette pétition ouverte à la pétition jusqu’au 18 janvier 2018.»