LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Les musées se suivent mais ne se ressemblent pas dans la Grande-Région

Les musées? La Grande-Région n’en manque pas, mais leur fréquentation peut être très variable. Commençons par le Centre Pompidou de Metz. Cette succursale du grand musée parisien est une première en province. Ce modèle a d’ailleurs été répliqué il y a quelques jours par le Louvre, qui a ouvert sa première antenne hors Île de France, à Lens.

Mais revenons à Metz, le Centre Pompidou accueille différentes expositions temporaires mais aussi des projections de films, des conférences, des ateliers pour les plus jeunes. Tout cela s’organise en partenariat avec des acteurs culturels locaux mais aussi avec le centre parisien qui permet d’échanger quelques éléments de sa collection composée de 65.000 œuvres modernes et contemporaines.

Bilan mitigé

Le Centre Pompidou-Metz a ouvert ses portes en mai 2010 et depuis lors, il a déjà accueilli plus d’1,6 million de visiteurs. Mais au fil du temps, leur nombre tend à diminuer. Pendant sa première année d’activités, le musée lorrain a recensé 800.000 visiteurs alors qu’en 2012, ce chiffre devrait se rapprocher des 500.000 unités. Et cette tendance n’est pas sans conséquence: l’institution va devoir rehausser ses tarifs l’an prochain. Mais en parallèle, le Centre Pompidou-Metz affirme qu’il est «le lieu d’expositions le plus fréquenté en France (hors région parisienne)».

Quant aux visiteurs, 80% viennent de France (dont plus de la moitié de Lorraine) tandis que les 20% restants sont originaires des pays frontaliers de l’Hexagone, principalement l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg.

La tête dans les étoiles

Au nord de la Province de Luxembourg, Redu est connu pour être le village des livres, mais aussi de l’espace. Car c’est sur ses terres que se trouve l’Euro Space Center. Ce musée interactif propose aux visiteurs de découvrir ce qui se cache au-dessus de l’atmosphère et bien plus.

Car le centre organise aussi des stages, un petit peu à l’image des «space camps» tenus aux États-Unis. Les enfants peuvent ainsi séjourner sur place et apprendre à construire une fusée, à observer les étoiles ou encore, à vivre dans la peau d’un astronaute.
Toujours plus haut
Ces groupes de jeunes occupent une place de plus grande dans le nombre des visiteurs. Au total, 12.000 à 13.000 astronautes en herbe grossissent le rang des 45.000 visites. En prenant en compte les évènements d’entreprises organisés à l’Euro Space Center, le site accueille environ 75.000 visiteurs par an, dont 5% en provenance du Luxembourg.

Le musée prend donc une sorte de nouveau tournant, mais n’oublie pas ses fondamentaux: la découverte de l’espace.

«Nous faisons de l’édutainment», confie le responsable marketing Charles Debeffe. Éduquer tout en divertissant, c’est cela la recette du site depuis 21 ans déjà.

Bien évidemment, ces deux pôles ont chacun un rythme et un fonctionnement différent.

Leurs taux de fréquentation prennent tous deux des directions opposées, et cela dans des proportions nettement éloignées.


www.centrepompidou-metz.fr
www.eurospacecenter.be