«L’Île aux Clowns», asbl d’utilité publique qui s’est donnée pour mission d’apporter des moments de bonheur à des personnes qui n’en connaissent pas assez pour des raisons diverses, fête ce vendredi ses cinq ans d’existence avec une porte ouverte. Retour sur l’histoire de l’association et les défis pour les clowns hospitaliers, avec son directeur Eric Anselin.

«C’est en fait une refondation que nous fêtons ce vendredi. Car le début de l’histoire de “L’Île aux Clowns” remonte à une dizaine d’années déjà, où une telle activité fut créée sous l’égide de l’initiative sociale “Objectif Plein Emploi”. Or, cette dernière fut dissolue en 2013, manquant d’emporter “L’Île aux Clowns”. Mais grâce à une forte mobilisation du public et l’engagement en particulier de Clifford Chance, KPMG, “Fondatioun Kriibskrank Kanner”, Help et Servior, les clowns ont pu poursuivre leur route, au grand bonheur d’entretemps 10.000 personnes par an.

Le but de notre équipe de huit clowns hospitaliers professionnels, dont quatre ont rejoint l’asbl tout récemment, c’est d’apporter des moments de bonheur, d’écoute et de réconfort notamment à des enfants à l’hôpital, des personnes âgées en maison de soins, des personnes en soins palliatifs, des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, ou encore des familles de réfugiés en foyer d’accueil. Mais attention: ne devient pas clown hospitalier qui veut! C’est un métier exigeant et il faut déjà à la base avoir un caractère ouvert et équilibré, car on fait face à des situations difficiles. D’ailleurs, nous organisons tous les mois un atelier avec une psychothérapeute où les clowns peuvent évoquer ce qui leur pèse sur la conscience. Certains de nos clowns ont une expérience plutôt médicale ou éducative, d’autres un parcours artistique. Ils ont accompli des formations spécifiques pour leur métier et soignent leurs compétences dans des formations continues régulières.

Mais on peut avoir suivi la meilleure des formations et avoir le meilleur des programmes: le plus exigeant, c’est de s’adapter aux personnes en face et à la situation ambiante pour arriver à établir la communication avec son public, à y faire éclater la joie. “Le rire à l’hôpital, c’est quelque chose qui fait du bien”, s’accorde à dire Linda Bertolino, chef de service Pédiatrie au CHEM à Esch/Alzette, une des 25 structures visitées par “L’Île aux Clowns”. Et la demande augmente. Mais pour en faire plus, il faut évidemment avoir les moyens. Si notre asbl est portée par quelques partenaires dévoués et engagés, nous comptons sur vos dons pour pouvoir continuer à fonctionner. Merci d’ores et déjà pour votre soutien».

La porte ouverte se déroulera ce soir à 18.00 dans les locaux de «L’Île aux Clowns» au 61, rue Vauban à Luxembourg. Plus d’informations: www.ileauxclowns.lu