LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

La croissance économique y est moins forte qu’aux Etats-Unis, pointe Guy Wagner de BLI

A l’image de la canicule qui la touche actuellement, l’Europe s’essouffle dans la course à la croissance face aux Etats-Unis. La faute à une plus grande rigueur budgétaire, pointe le «Chief investment officer» de BLI (Banque de Luxembourg Investments), Guy Wagner. Dans une analyse diffusée lundi, le Luxembourgeois constate que la croissance du PIB a légèrement ralenti au deuxième trimestre en Europe, à 2,1% alors qu’elle a progressé de 2,8% au pays de l’oncle Sam.

«La dynamique moins forte en Europe qu’aux Etats-Unis s’explique surtout par une plus grande rigueur budgétaire», insiste-t-il.

Le dossier USA-Chine dans le viseur

Sur les marchés boursiers, les indicateurs sont au beau fixe pour le mois de juillet. «Les actions ont bénéficié de la publication de résultats trimestriels favorables des entreprises et de l’apaisement du conflit commercial entre l’Europe et les Etats-Unis», détaille l’économiste. «Les perspectives boursières à court terme dépendent principalement de l’évolution du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine», ajoute-t-il.

Quant aux obligations d’Etat, elles demeurent peu attrayantes. Les rendements sur les marchés obligataires se sont légèrement tendus le mois dernier mais «en raison de la faiblesse généralisée des rendements offerts, les obligations d’Etat demeurent une classe d’actifs peu attrayante. Leur principal intérêt pour les investisseurs résulte de leur caractère de valeur refuge en cas de crise», précise Guy Wagner.

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