LUXEMBOURG
FABIENNE KOLBER

Critique de Y: Le dernier homme

Que faire si la population masculine disparaît d’un jour à l’autre, mis à part un seul homme? Quelles sont les conséquences ? À quel point, l’homme est-il nécessaire au fonctionnement de ce monde?

Une terre sans hommes est en effet impensable, rien que dans certains domaines comme les transports en commun, la mécanique et surtout dans la politique: la plupart des représentants sont des hommes. Désormais, c’est aux femmes de gérer ces positions, mais les conflits ne sont jamais bien loin.

C’est Urban Comics qui se charge de rééditer «Y, le dernier homme», un comic déjà sorti en 2002 aux États-Unis et qui a connu un énorme succès outre-Atlantique.

Où sont passés les hommes ?

À première vue, le concept semble plutôt banal: tous les porteurs du chromosome Y, donc les jeunes garçons, les hommes et mêmes les mammifères, meurent au même moment. Après une brève introduction des nombreux personnages qui vont jouer un rôle plus ou moins important dans l’histoire, la catastrophe se produit et les femmes restent seules sur terre, mis à part un homme et son singe. Deux mois plus tard, le monde n’est plus comme avant. Certaines femmes sont toujours en deuil, d’autres essayent d’acquérir le pouvoir et certaines se réjouissent même de la disparition des hommes. De nombreux groupes se créent alors, comme par exemple les dangereuses amazones, mais aussi du côté des quelques femmes engagée en politique, qui se divisent alors en démocrates et en républicaines. Ceci prouve que «Y, le dernier homme» est une œuvre bien plus profonde et réfléchie quelle paraît à première vue. Car ici, les personnages doivent non seulement survivre avec des provisions qui se font de plus en plus rares, mais également tenter de vivre dans une société de femmes à caractères et idéaux tout à fait différents.

Un héros pas comme les autres

Yorick, est un jeune homme un peu unique, au chômage et possédant un singe nommé Esperluette. En plus de cela, il est désormais le dernier homme sur terre. Il est loin d‘être un personnage ayant tous les attributs du parfait survivant. Au contraire, certaines femmes ont du mal à le prendre au sérieux. Mais c’est avec son humour qu’il parvient souvent à gagner la sympathie de certaines, et également des lecteurs. Pour un dernier homme sur terre, il reste un personnage très charismatique et son histoire est passionnante. Sa mère et sa sœur jouent également un rôle important, tout comme ses compagnons de route. Ceux-ci l’aident à trouver la raison pour laquelle lui et son singe sont les seuls proteurs du chromosome Y ont survécu.

«Y, le dernier homme» brille par son histoire, ses personnages variés, ses points de vues différents et ses conflits sociaux. L’aventure de Yorick est captivante et pousse le lecteur à réfléchir aux conséquences d’un tel événément. Ce premier volume contenant les deux premiers livres de cette série est à découvrir à tout prix.