LUXEMBOURG
GILLES BARBABIANCA

Ce n’est un secret pour personne: il fait de plus en plus chaud, et le mercure ne flirte plus mais dépasse allègrement les 30°C au cœur de l’été. Voilà pourquoi Gilles Barbabianca demande le droit à un congé spécial ou à un jour de retrait dès que la température excède les 30°C sur le lieu de travail. Pour le pétitionnaire, cela serait l’occasion d’attirer l’attention du législateur sur l’impact néfaste des grandes chaleurs sur la santé des salariés et des fonctionnaires. Car si certains évoluent dans des bureaux climatisés, d’autres au contraire suffoquent sous la chaleur. 

«Les températures sont en constante augmentation et les étés sont de plus en plus chauds. Pour les salariés et les fonctionnaires qui passent leurs journées dans des bâtiments anciens et non-climatisés, ceux-ci ne sont pas forcément adaptés au changement climatique que nous vivons. Dès lors, je ne pense pas qu’il soit bon pour la santé de passer huit heures dans un bureau où il fait 30°C ou 34°C. Ce qui importe, c’est la santé des travailleurs et leur protection.

Et soyons honnêtes, à 34°C, nous ne sommes pas productifs. Mon objectif avec cette pétition n’est pas d’avoir des jours de congé supplémentaires, mais de permettre une réflexion sur les aides aux entreprises pour qu’elles puissent obtenir les ressources financières nécessaires pour adapter leurs infrastructures au réchauffement climatique. Il peut s’agir par exemple d’investir dans un climatiseur ou encore dans des volets occultant.

Si certaines professions évoluent de par leur nature dans un environnement chaud, voire non climatisé, la problématique reste à mes yeux la même: il peut être néfaste de travailler dans pareilles conditions. La chaleur peut engendrer de la fatigue, de la somnolence, de la distraction, mais aussi dans les cas les plus graves de la fièvre, des nausées et une accélération du rythme cardiaque. Je pense que tout le monde est plus productif quand on se sent bien sur son lieu de travail.

J’ajouterai que ce type de congé lié aux conditions climatiques existe dans la construction au niveau hivernal. Je ne vois dès lors pas pourquoi il n’existerait pas au niveau estival.»