LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

L’exercice transfrontalier de gestion de crise aura lieu la semaine prochaine

Imaginez qu’un accident nucléaire survienne à la centrale de Cattenom. Comment l’aide se mettrait-elle en place ? Plutôt que de réfléchir théoriquement à cette question, les différentes entités de la Grande-Région ont décidé de mettre cela en pratique. Les «Exercices nucléaires 3 en 1» sont l’occasion de réunir tous les acteurs concernés dans les différentes parties de la Grande-Région, une première dans la zone transfrontalière.

Le Luxembourg aux commandes

Si de coutume, chaque pays organise ses propres exercices; dans le cas présent, tout le monde s’implique dans chaque phase. La première s’est déroulée les 27 et 28 juin derniers sous la présidence de la Sarre. Et la seconde sera cette fois-ci chapeautée par le Luxembourg, les 5 et 6 décembre prochains. À chaque édition, un nouveau scénario connexe est mis en avant. Pour la Sarre, il s’agissait de l’activation des cellules de crise tandis que pour le Luxembourg, il sera question de l’extension des mesures d’urgence.

Un QG à Senningen

Mercredi et jeudi prochain, le site du château de Senningen sera en effervescence. «Toutes les autorités seront mobilisées», explique la chargée de communication du gouvernement Jacquie Zahlen. Chaque entité devrait envoyer une trentaine de personnes au Luxembourg, pour réaliser l’exercice de deux jours. Et concrètement, les participants vont mettre en action le plan d’intervention. «Il prévoit que les entités concernées se rassemblent à Senningen et prennent les mesures qui s’imposent.» Pour le Luxembourg, quatorze autorités différentes seront mobilisées, de l’armée à la division de la Radioprotection en passant par différents ministères.

Décidé en avril 2011 à l’occasion du sommet spécial de la Grande-Région, cet exercice permet d’améliorer d’une part la coopération entre les cellules de crise et d’autre part la coordination des mesures d’urgence. Le troisième et dernier volet et d’ores et déjà programme pour le printemps prochain, où la France prendra le relais avec un exercice basé sur la gestion du post-accidentel.