La date du 14 octobre est déjà entourée en rouge dans l’agenda de la Fedil. Ce jour-là, Xavier Bettel prononcera son discours devant la Chambre des Députés et l’organisation espère bien que le Premier ministre fera écho de ses doléances. Voilà pourquoi Robert Dennewald et Nicolas Soisson ont fait le point sur la situation économique et sociale du pays devant la presse, hier. «Le Luxembourg à l’avenir doit changer sa politique fiscale pour les entreprises», a appuyé le directeur de la Fedil. Il en veut pour preuve la 6ème place européenne occupée par le pays en ce qui concerne l’imposition des sociétés. Et avec 34 euros de coût horaire moyen, le Grand-Duché apparaît comme étant le quatrième État européen le plus onéreux en la matière. Robert Dennewald ne manque pas de pointer l’essoufflement de la reprise économique dans un contexte de challenges à relever, tant du côté du chômage que de celui des finances publiques. «Nous lançons dès lors un appel pressant au gouvernement et aux partenaires sociaux afin de nous aider à affronter ces défis», appuie le président de la Fedil. Selon lui, les entreprises ont maintenu leurs effectifs dans un contexte difficile, ce qui pèse désormais sur leur compétitivité. «Ce ne sont donc pas les salariés qui ont payé le prix fort de la crise mais bel et bien les entreprises».
La Fedil s’investit
Aujourd’hui, la Fedil souhaite relancer les investissements et s’affiche clairement dans cette mouvance. Nicolas Soisson a souligné la participation de la fédération à différentes missions économiques, aux travaux du Haut Comité pour le soutien, le développement et la promotion de l’industrie au Luxembourg, sans oublier la création du Service de santé au travail de l’industrie (STI), la «Learning Factory», mais aussi l’enquête annuelle sur les besoins en main d’œuvre.
Outre le déficit public et le chômage, la Fedil appelle à se pencher sur le dossier de l’allègement des procédures d’autorisation et sur celui de la soutenabilité des régimes de sécurité sociale. «Nous tendons la main au gouvernement et aux syndicats pour attaquer dès aujourd’hui ces chantier ensemble», appuie Robert Dennewald. Et le directeur de la Fedil de saluer certaines mesures gouvernementales, telles que la non augmentation des charges fiscales pour les entreprises et des cotisations pour la sécurité sociale, sans oublier la création de groupes de travail tripartites chargés de travailler sur la compétitivité, l’emploi, la formation et la protection sociale. Bref, les ingrédients de base sont réunis aux yeux de la Fedil, qui demande maintenant au «Chef Bettel» d’apporter un peu de piment mais aussi sa levure pour faire monter la pâte et préparer le pays à une véritable relance.
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