LUXEMBOURGLJ AVEC BCL

Retour sur l‘évolution des crédits immobiliers depuis le début de la crise financière

Alors que la Banque Centrale Européenne a décidé la semaine dernière une nouvelle baisse du taux directeur - actuellement à un plus bas historique de 0,25% - une nouvelle réduction du coût du crédit est en vue. Une évolution qui devrait rendre meilleur marché aussi les crédits hypothécaires pour les ménages. Où en est-on pour l’instant?

Taux d’intérêt variable: 1,96%; taux d’intérêt fixe: 2,57%

Selon les données les plus récentes de la Banque Centrale du Luxembourg, en septembre dernier le taux d’intérêt variable sur les crédits immobiliers accordés aux ménages était en hausse d’un point de base par rapport au mois précédent, pour atteindre 1,96%. Le volume de ces crédits nouvellement accordés s’élèvait alors à 177 millions d’euros, soit une hausse de 51 millions d’euros, par rapport au mois précédent. En comparaison annuelle avec le mois de septembre 2012, ce taux était en baisse de trois points de base.

Quant aux taux d’intérêt fixe sur les crédits immobiliers accordés aux ménages, il était en baisse de 13 points de base en comparaison mensuelle pour atteindre 2,57% alors qu’il se situait à 2,6% en septembre 2012. Le volume de ces crédits nouvellement accordés s’élèvait à 85 millions d’euros, soit une hausse de 13 millions d’euros, par rapport au mois précédent.

Les critères d’octroi restent assez souples en comparaison européenne

Dans son dernier bulletin sur la situation économique et financière du Luxembourg, la BCL relève un léger durcissement des critères d‘attribution de crédits hypothécaires aux ménages au deuxième trimestre 2013. Mais globalement, depuis l’émergence des turbulences financières, les critères d’attribution relatifs aux crédits à l’habitat n’auraient pas changé considérablement.

À noter que dans la zone euro dans son ensemble, les critères d’octroi se sont durcis davantage. La cause: les prévisions toujours moroses en matière d’évolution de l’activité économique générale et des perspectives défavorables concernant le marché du logement.

Tout cela n’a pas empêché une hausse de la demande nette de crédits immobiliers au Grand-Duché au second trimestre de l’année. À regarder la zone euro, la demande nette est restée négative, une évolution qui serait principalement imputable à un moindre besoin de financement découlant d’une dégradation des perspectives sur le marché du logement et de la confiance des consommateurs. Quant à l’évolution sur le long terme des crédits immobiliers octroyés aux ménages du Grand-Duché, la Banque Centrale constate un net ralentissement depuis la deuxième moitié de 2008, puis un redressement à partir de l’été 2009, et de nouveau une baisse depuis la mi-2011. Depuis le troisième trimestre 2012, le taux de croissance s’est stabilisé pour s’inscrire à 7,8% en juillet 2013. En juillet, le «stock» des crédits immobiliers atteignait environ 155 millions. À noter que le nombre d’établissements financiers octroyant ce type de crédits est assez restreint.
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