LUXEMBOURG
LJ

Le nombre d’interventions du SAMU a plus que doublé depuis 1990

Oui, la pression sur le Service d‘aide médicale urgente (SAMU) monte. C‘est ce que confirme la ministre de l‘Intérieur Taina Bofferding (LSAP) dans sa réponse à une question parlementaire du député CSV Gilles Roth, qui souhaitait en savoir plus sur le fonctionnement du dispositif SAMU. Ainsi, depuis 1986 et la mise en vigueur de la loi du 27 février 1986 concernant l’aide médicale urgente, la population est passée de 386.000 habitants à 602.000 habitants - un plus de 60%. Par ailleurs, le nombre des frontaliers a quasiment quadruplé, passant de quelques 50.000 à plus de 184.600. Et de surcroît, les derniers indicateurs démographiques et économiques prévoient encore une croissance sur les années, voire décennies, à venir. «A l’heure actuelle, nous pouvons dès lors estimer que la population, qui devra être prise en charge en journée par le SAMU, s‘élève à quelque 780.000 personnes - sans pour autant prendre en compte les voyageurs et touristes», indique la ministre. Cette situation de fait exercerait bien évidement une influence sur le nombre des interventions.

Ainsi, en 1990, première année entière de fonctionnement du SAMU, les trois vecteurs permanents (Centre Hospitalier du Nord, Centre Hospitalier Emile Mayrisch au Sud et au Centre le Centre Hospitalier de Luxembourg et l’Hôpital Kirchberg qui se partagent la garde) ont effectué un total de 3.411 interventions. Dû à l‘évolution démographique, le nombre des interventions a plus que doublé pour atteindre 7.299 en 2018. Pas plus tard que le 15 mars dernier, le gouernement a décidé d‘approuver l‘installation d‘un quatrième vecteur SAMU à Hespérange dans le but de renforcer la couverture opérationnelle. «L’organisation territoriale des secours sera par la suite définie par le plan national d’organisation des secours (PNOS), qui aura un effet direct sur l’emplacement de ce 4e vecteur du SAMU dans une deuxième phase», précise encore la ministre.

A noter que l‘équipage de chaque base SAMU se compose d’un médecin spécialiste en anesthésie-réanimation et d’un infirmier en anesthésie et réanimation. Actuellement, l‘équipage situé à Luxembourg-Ville est encore complété par un pompier professionnel disposant du niveau de formation le plus élevé en matière de secours à personne. En outre, un hélicoptère de la «Luxembourg Air Rescue (LAR)» est stationné à l’hôpital d’Ettelbruck et un deuxième à l’hôpital de garde à Luxembourg-Ville, qui peuvent être utilisés comme vecteurs aériens sur décision du médecin. Le SAMU est engagé via le central des secours d’urgence 112 (CSU 112). L’opérateur du CSU 112 appuie sa décision sur un logiciel d’alerte et de gestion des opérations (LAGO) et un logiciel d’aide à la décision qui dispose d’un algorithme prédéfini pour proposer l’alerte du SAMU. Ces outils informatiques permettent au CSU 112 d’alerter le vecteur SAMU le plus proche ou le plus rapide.