LUXEMBOURG
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Paul Wurth compte sur une bonne année 2019 pour faire face à la crise

L’assemblée générale s’est tenue mardi matin chez Paul Wurth, qui a conclu sur des résultats solides, soit 14,4 millions d’euros de bénéfice net, compte tenu d’un environnement économique difficile qui a prévalu pendant la majeure partie de l’année 2019, le volume de nouveaux contrats et le résultat financier du groupe pour 2019 reflètent «une bonne performance», estime ainsi la direction dans un communiqué.

Une solidité qui va servir au groupe alors que depuis la mi-mars sévit une pandémie qui a marqué le secteur comme le reste de l‘économie. Dommage pour le groupe qui comptait célébrer en 2020 le 150e anniversaire de la société.

Pour ce qui est des résultats financiers, le chiffre d’affaires de l’année 2019 s’élève à 479,2 millions d’euros, en hausse de 12,8% par rapport à l’exercice précédent. Ainsi le groupe clôture l’exercice 2019 avec un bénéfice net de 14,4 millions d’euros (par rapport à 14,1 millions d’euros en 2018).

En 2019, l’industrie sidérurgique a continué à faire face à d’importants vents contraires, avec notamment une baisse de la demande d’acier au niveau mondial. «Malgré ces perspectives globales peu encourageantes et une réticence persévérante à investir du côté des clients, 2019 a été une bonne année pour Paul Wurth», indique le groupe.

Beaucoup de projetssont retardés ou suspendus

En termes d’exécution de projets, la mise en service d’un haut fourneau auprès de NLMK en Russie, après sa reconstruction complète intégrant conception et technologies de Paul Wurth, a été menée à bien. Toujours en Russie, un premier système à vent chaud de conception Paul Wurth a été mis en service dans l’usine ZSMK d’EVRAZ en Sibérie occidentale dans le cadre d’un vaste projet de modernisation en plusieurs étapes. Du côté des cokeries, le premier coke a été poussé avec succès de la batterie de fours à coke reconstruite de JFE Steel au Japon.

Avec la crise et le confinement, beaucoup de projets sont retardés ou suspendus, Paul Wurth insiste sur la protection de son personnel et le développement de solutions digitales pour permettre des accès à distance.

Dans le domaine de ses activités traditionnelles de haut fourneau et de cokerie, le groupe a connu un «excellent début d’année», avec d’importantes commandes pour deux nouveaux hauts fourneaux placées par le groupe turc Erdemir. Cette dynamique s’est poursuivie avec la signature de contrats pour la réfection d’une installation de traitement de gaz et de coproduits de cokerie en Afrique du Sud et pour la modernisation des systèmes d’injection de charbon pulvérisé dans une installation de hauts fourneaux au Brésil. L’industrie sidérurgique a connu un ralentissement vers le milieu de l’année, mais le groupe a assuré un volume des nouvelles commandes de 426 millions d’euros à fin 2019, grâce à un certain nombre de projets de réfection de hauts fourneaux notamment en Europe, à la fourniture d’ingénierie et d‘équipements à des cokeries chinoises ainsi qu‘à une contribution forte et en constante progression de la division «Services».

A côté des activités industrielles, Paul Wurth Geprolux, l’entité du groupe active en construction civile, a connu une très bonne année, avec environ 50% de plus de commandes enregistrées que par le passé, une activité qui donne au groupe une grande visibilité au niveau national.