LUXEMBOURG
AUDREY SOMNARD

Le robo-advisor Birdee va baisser son ticket d’entrée à 50 euros

Investir, pourquoi pas, mais difficile de faire le premier pas. Les connaissances en finance sont parfois limitées, les frais des banques sont élevés, et bien souvent les tickets d’entrée sont dissuasifs. Pour certains, le confinement a été bénéfique en termes de finances: pas de sorties, pas de restaurant, pas de carburant, les bienfaits du télétravail l’ont aussi été pour les économies, pour les salariés qui ont pu continuer à travailler. «C’est l’occasion d’une remise en question de notre façon de voir la finance», explique le directeur de Birdee, Gaël Minon, qui estime cependant que la crise n’a pas eu d’incidence directe sur cette nouvelle offre, mais l’a simplement «accéléré».

La plateforme d’investissement Birdee, présente au Belux et en France, a planché ces dernières semaines sur une nouvelle offre dès vendredi pour permettre de toucher un public plus large: «C’est quelque chose à laquelle nous pensions depuis un moment car nous avons fait des analyses de comportement avec des groupes test, le gros frein qui revenait était le ticket d’entrée. En baissant de 1.000 à 50 euros le montant minimum, nous rendons l’investissement financier plus accessible», poursuit ce dernier.

Démocratiser l’accès à la gestion sous mandat

Cette nouvelle offre, construite en collaboration avec Sutor Bank, banque privée allemande créée en 1921 et partenaire historique de Birdee, répond à la volonté de démocratiser l’accès à la gestion sous mandat, l’un des principaux objectifs de Birdee depuis son lancement en 2017. Cette baisse de mise minimum a pour but d’attirer les primo-investisseurs, ce qui a donné un peu de fil à retordre à la plateforme: «Avec les progrès de la digitalisation, nous pouvons rentabiliser les contrôles, le KYC (know your customer) pour lutter contre le blanchiment d’argent. C’est une industrialisation de la mise en relation, tout en gardant un certain relationnel», poursuit le directeur.

Car avec la baisse du ticket d’entrée, les coûts pour les investisseurs restent les mêmes, soit 1%. Mais les primo-investisseurs ont besoin de plus d’accompagnement. Pas de problème d’après Gaël Minon: «Nous avons eu dès le début une approche très pédagogue, mais nous avons encore plus poussé le chatbot pour répondre aux questions et fluidifier la communication. La partie questions/réponses est également plus étoffée pour rassurer ceux qui se lancent pour la première fois dans l’investissement».

Sur la plateforme Birdee, ou via l’application mobile, chacun peut se constituer une épargne dynamique en investissant dans un ou plusieurs portefeuilles de titres en fonction de sa sensibilité au risque de gain ou de perte en capital au travers de 5 profils différents: «dynamique», «protecteur», «stable», «modéré» et «défensif». Les épargnants peuvent également investir dans trois thématiques prédéfinies: biotechnologie, immobilier et petites et moyennes entreprises.

Les portefeuilles sont constitués d’ETF majoritairement investis en respectant les critères de l’Investissement socialement responsable: «Nos portefeuilles sont basés en grande partie sur l’économie dit responsable, c’est à dire que nous travaillons avec 60 à 80% d’ETF durables et responsables, ce qui est une volonté nette depuis le lancement de Birdee», précise le directeur.