LUXEMBOURG
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Les inégalités de patrimoine sont liées à l’immobilier

Une étude de la Banque Centrale du Luxembourg estime que la part des ménages résidents au Luxembourg qui possèdent leur logement est comparable à la moyenne de l’OCDE. Mais la forte hausse des prix de l’immobilier au Luxembourg contribue à limiter l’accession à la propriété, en particulier pour les jeunes, et ainsi à l’augmentation de l’écart de patrimoine (net de dette) entre les propriétaires et les locataires.

Au Luxembourg, comme dans d’autres pays de l’OCDE, le logement constitue le principal actif détenu par la «classe moyenne». Toutefois, parmi les ménages les plus fortunés la part de la résidence principale dans l’actif total est plus faible au Luxembourg que dans la plupart des pays de l’OCDE. De plus, la part des ménages qui détiennent une dette hypothécaire est plus grande au Luxembourg que dans les pays voisins.

En effet, au Luxembourg les ménages aux revenus moyens et ceux aux revenus élevés sont presque aussi susceptibles de détenir un prêt hypothécaire. Un tiers des résidents luxembourgeois est locataire, un choix souvent expliqué par les prix élevés des logements et de fonds
propres insuffisants pour devenir propriétaire. Même en prenant en compte d’autres caractéristiques des ménages, il reste un écart important entre le patrimoine net des locataires et celui
des propriétaires.

Les frontaliers sont eux plus susceptibles d’être propriétaires occupants que le ménage moyen dans leur pays de résidence, ce qui s’explique en partie par leurs revenus plus élevés. Souvent, les frontaliers accèdent à la propriété à un âge plus jeune, mais ils déclarent aussi être confrontés à des difficultés financières. Certains affirment qu’ils ont dû reporter l’achat de leur résidence pour constituer des fonds propres, ou qu’ils ont contribué avec un apport personnel en main-d’œuvre, tandis que d’autres déclarent que les prix élevés au Luxembourg les ont empêché d’acheter dans le pays où ils travaillent,