LUXEMBOURG
PAULINE MAES

Le samedi 8 juin était la Journée mondiale de l’océan. Si le Luxembourg semble à priori peu concerné par le sujet, compte-tenu de l’absence d’accès à la mer, les Nations Unies rappellent sur leur site web que les océans jouent un rôle primordial dans notre subsistance. «Véritables poumons de notre planète, ils fournissent, par exemple, la plupart de l’oxygène que nous respirons. Ils constituent aussi une source importante de nourriture et de médicaments, et sont un élément essentiel de la biosphère. Il est donc important de sensibiliser le public sur la place fondamentale qu’ils occupent dans notre écosystème, mais également sur l’impact de nos activités humaines», écrit l’ONU. Greenpeace Luxembourg profite de cette journée pour faire entendre sa voix. Sa chargée de communication Pauline Maes fait le point.

«Sous la surface agitée des océans, à des centaines de kilomètres des terres, existe un monde de merveilles, de géants et de chasseurs, de formes de vie anciennes et de cités englouties. Ces eaux situées au-delà des frontières nationales sont le foyer de créatures plus variées encore que dans les forêts tropicales: elles contiennent la chaîne de montagne la plus haute et la plus longue de toute la planète, ainsi que des fosses océaniques assez profondes pour y contenir le mont Everest. Elles sont l’autoroute des tortues, baleines, albatros et thons lors de leurs migrations à travers la Terre. Protéger ces merveilles naturelles est tout simplement LA chose à faire. Ce n’est pas juste une question de bonne conscience: il s’agit de survie.

Les océans produisent la moitié de l’oxygène que nous respirons et pourvoient suffisamment de nourriture pour un milliard d’individus. La destruction de la biodiversité marine est donc aussi un enjeu de sécurité alimentaire pour l’être humain. De plus, parce qu’ils absorbent des quantités phénoménales de dioxyde de carbone, ils sont aussi notre meilleure défense contre le changement climatique. Et pourtant, nous continuons d’infliger aux océans les ravages de notre activité industrielle. Des dérèglements climatiques à la pollution plastique et chimique, en passant par l’exploration minière en eaux profondes et la surpêche.… ils sont en proie à des menaces de plus en plus nombreuses. Nous devons sortir de cette logique d’exploitation. C’est pourquoi créer des sanctuaires marins est primordial: l’objectif est de protéger tous les écosystèmes et, in fine, de préserver notre avenir. Aucune activité d’extraction et d’exploration, de pêche industrielle ou d’élimination des déchets ne doit être autorisée au sein de ces réserves marines. Les sites à privilégier sont les zones de reproduction des poissons, les habitats vulnérables (récifs coralliens, monts sous-marins, etc.) et les zones abritant des espèces uniques et/ou surexploitées comme la baleine et le thon rouge. Ces réserves sont un bon outil de conservation mais aussi de gestion des ressources marines car elles permettent notamment la reconstitution des stocks. Mais ceux qui profitent du pillage des océans travaillent dur pour les faire annuler; et c’est à nous, citoyen(ne)s, de les en empêcher. Et si on se mettait à traiter les océans comme ils le méritent?»