LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Un mois après son lancement, premier bilan de la helpline de la Chambre de Commerce

Le 21 janvier, la Chambre de Commerce ouvrait une helpline à destination des entreprises afin de répondre à leurs interrogations concernant le Brexit. Un mois plus tard, aucun comptage n’a été effectué mais «ce ne sont pas des centaines» de sollicitations, tempère Jeannot Erpelding, directeur des Affaires internationales dans l’institution.

Majoritairement émises par email, les questions des entreprises tournent autour des formalités douanières à remplir, de l’importation-exportation et du recrutement de personnel britannique, selon Anne-Catherine Fohl, Attachée aux affaires internationales de la Chambre de Commerce.

L’organisation procède donc à une catégorisation des questions afin de compléter un FAQ qui puisse bénéficier au plus grand nombre d’entreprises. «On n’a pas toujours la réponse aux questions mais on essaie au-delà de cela d’être le point de rassemblement des informations pertinentes utiles aux entreprises», embraye Jeannot Erpelding.

De la sensibilisation à l’accompagnement

«On envisage de faire encore quelques séances d’information ou des conférences sur des sujets plus spécifiques», confie Anne-Catherine Fohl. Le 8 février dernier, la conférence «Prepare4Brexit» a fait salle comble à la Chambre de Commerce. «C’était surtout pour sensibiliser les entreprises», note la responsable pour qui l’heure est désormais à l’action et à l’accompagnement.

«Un grand nombre d’entreprises attendaient d’avoir plus d’informations concrètes avant d’agir. Maintenant, on n’a plus le temps d’attendre, il faut agir», insiste Jeannot Erpelding.

La Chambre de Commerce est épaulée par le ministère des Affaires étrangères et la représentation permanente de la Commission européenne au Luxembourg dans cette initiative. Celle-ci va poursuivre ses efforts à l’approche de la date fatidique du 29 mars. «Beaucoup d’entreprises cherchent à comment bien se préparer au hard Brexit», constate le responsable. Ce sont, sans surprise, les PME qui sont les plus à l’affût d’informations, tandis que les grandes multinationales ont déjà abordé la question en interne. Le temps presse jusqu’au Brexit mais le service ne cessera pas de fonctionner le 30 mars, au contraire. «Il y aura certainement plus de questions après qu’avant mais de notre côté, nous espérons que nous aurons aussi plus de réponses», conclut Jeannot Erpelding.


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