LUXEMBOURG
AUDREY SOMNARD

La start-up Ibisa est arrivée deuxième d’un concours au CES de Las Vegas

Les Luxembourgeois de la jeune pousse Ibisa n’ont pas démérité jeudi au CES lors d’un concours de pitch organisé par le Village francophone au salon de Las Vegas. Le monde francophone s’est en effet regroupé (Français, Belges, Suisses, Canadiens et Luxembourgeois pour la plupart) pour organiser le salon dans le salon et ses propres compétitions. Quelque 125 start-up qui se sont affrontées tout au long des trois jours de cet évènement sur le même principe du pitch, seulement quelques minutes pour convaincre un jury composé de professionnels du secteur. Une douzaine seulement de jeunes pousses avait été sélectionné pour la phase finale qui a été organisée ce jeudi.

Les luxembourgeois sont donc arrivés à une honorable place de deuxième. La start-up a développé «une plateforme B2B où des partenaires du monde entier peuvent amener leurs clients à partager les risques liés aux mauvaises récoltes. Il y a un manque mondial de produits pour protéger les cultures des petits agriculteurs (500 millions d’agriculteurs non assurés). Ibisa a développé une plateforme qui fournit à ses partenaires locaux des modèles de risques personnalisés, un partage des risques entre agriculteurs et une évaluation automatisée des pertes. Les technologies sous-jacentes sont l’observation de la blockchain et de la terre et le principe est celui de la mutualité ou de la solidarité, indique le descriptif. En résumé, un agriculteur isolé pourra mieux assurer ses arrières grâce à son smartphone. Il participera selon ses moyens à un fonds d’aide, et recevra des indemnités en cas de mauvaise récolte qui seront proportionnelles à sa participation. Ce sont les observation satellitaires des récoltes qui vont permettre de juger des dégâts. «Quel honneur pour notre projet. Nous sommes très fiers que notre vision ait convaincu le jury», a indiqué sur le réseau LinkedIn son co-fondateur, Jean-Baptiste Pleynet. Ibisa n’est pas un inconnu puisque la start-up avait déjà remporté les Fintech Awards en 2018 au Luxembourg.

Les Suisses de Be-FC en tête

C’est finalement les Suisses de Be-FC qui ont convaincu le jury avec sa pile papier écologique qui alimente les appareils électroniques jetables ou à utilisation courte. Le descriptif sur le site du Village francophone indique qu’il s’agit d’une «solution ultra-mince et flexible, une source d’énergie à combustible bioenzymatique, composée de papier et d’enzymes convertissant les sucres et l’oxygène de l’air en électricité. Les produits sont sans métaux. Les matériaux bio- sourcés sont particulièrement attrayants pour les capteurs portables. La cellule bio-enzymatique est activée par un faible volume de liquide par exemple de l’eau, de l’urine, ou de la sueur. En quelques secondes, la cellule produit plusieurs milliwatts».

Ce n’est pas la première fois que des jeunes pousses luxembourgeoises se font remarquer puisque pour l’édition 2019 du CES, Koosmik et LuxAI y avaient décroché un prix chacune. Le CES s’est donc terminé dans la nuit de vendredi à samedi sur une note plutôt positive.

www.ibisa.network