LEUDELANGE
CATHERINE KURZAWA

Jean-Luc Dourson présente son dernier-né: le laboratoire BioneXt Lab

Le Dr Jean-Luc Dourson revient sur le devant de la scène entrepreneuriale et médicale avec BioneXt Lab, un laboratoire d’analyses dernier cri situé à Leudelange. Opérationnel depuis le 2 juin dernier, le site traite actuellement 500 analyses par jour mais dispose des infrastructures techniques pour tripler ce nombre selon son fondateur.

Celui-ci dit avoir investi quelque 20 millions d’euros - soutenu par la BCEE - pour ce nouveau chapitre entrepreneurial qu’il mène seul, en indépendant. L’ancien patron des laboratoires Ketterthill a vécu de longues procédures judiciaires dans la foulée de sa mise à l’écart de la direction du groupe et de son rachat par Cerba Healthcare, et dit préférer le statut d’indépendant.

Après le rachat au début de l’année du fonds de commerce des Forges du Sud, voilà que le médecin-businessman se dote d’un laboratoire moderne sur 1.200 m². Il a d’ailleurs une option sur 800 m² de surfaces supplémentaires à la mi-2018, qu’il devrait valider si son appétit de croissance rencontre la demande du marché.

Partenaires particuliers

Pour y parvenir, Jean-Luc Dourson mise sur différents partenariats. Avec les Forges du Sud tout d’abord, puisque les prélèvements des 35 centres du pays sont analysés à Leudelange. Avec le Centre Hospitalier Emile Mayrisch (CHEM) ensuite, puisque BioneXt Lab assure - suite à un rachat - la prise en charge des activités de laboratoire ambulatoire des trois implantations à savoir Esch, Dudelange et Niederkorn.

«Ce qui nous distingue, c’est d’avoir une approche résolument collaborative», insiste le dirigeant qui mise beaucoup sur les services. Ainsi, l’application myLAB cible aussi bien les médecins que les patients. Ces derniers peuvent y prendre rendez-vous pour leur prise de sang et consulter un annuaire de toutes les professions de la santé au Luxembourg. Quant aux professionnels de la santé, ils peuvent consulter en temps réel les résultats d’analyse présentés sous forme d’un affichage structuré et pourront à l’avenir générer des prescriptions électroniques. Ils ont également accès à d’autres fonctionnalités via la version développée pour ordinateur.

«D’autres partenariats sont envisagés avec le Laboratoire national de santé, l’Université du Luxembourg et Doctena», énumère Jean-Luc Dourson. Il ambitionne aussi développer son modèle au-delà du Luxembourg avec un système de franchise. «Des discussions sont déjà en cours avec des structures en France et en Belgique», confie-t-il.

Avec 120 salariés répartis entre BioneXt Lab et les Forges du Sud, les activités de Jean-Luc Dourson affichent une santé prometteuse. Lui qui lorgne clairement le marché de la Grande Région a encore des idées dans les mallettes, comme un accompagnement des professionnels de la santé. «Il est clair aujourd’hui que les cliniciens ne peuvent plus tout maîtriser eux-mêmes», assure-t-il.