LUXEMBOURG/BRUXELLES
CATHERINE KURZAWA

Le groupe termine 2014 sur une perte nette de 606 millions d’euros

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Dexia remonte la pente mais le processus est long, très long. L’an dernier, Dexia a réalisé une perte nette de 606 millions d’euros, après - 1.083 millions d’euros en 2013. D’un côté, le groupe a profité de la baisse du taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) pour réduire son coût de financement. Par ailleurs, la situation a aussi permis aux États luxembourgeois, belge et français de réduire leur coûts de financement de la structure. Mais de l’autre, Dexia a dû mettre la main au portefeuille face à l’augmentation de son besoin de liquidité. D’après les données publiées dans son communiqué de presse, le groupe a versé à ses contreparties 31 milliards d’euros au 31 décembre 2014, et 5 milliards d’euros de plus en janvier 2015.

La fin des cessions

Ces tendances contraires ont donc affecté Dexia au cours d’un exercice marqué par la finalisation de ces cessions d’entités prévues dans son plan de résolution. Le 3 février 2014, le groupe a cédé ses actions dans Dexia Asset Management et le 19 février 2014, il a mis fin à sa participation dans Popular Banca Privada. Quant à la possible cession de Dexia Crediop qui n’était pas exclue dans le plan validé par la Commission européenne, elle est désormais lettre morte puisque les négociations n’ont pas abouti dans les délais impartis.

Chère valorisation des dérivés

Le groupe précise que s’il est dans le rouge à hauteur de 606 millions d’euros, c’est en grande partie (-425 millions d’euros) dû à des éléments de volatilité comptable liés à la valorisation des dérivés. Le résultat net récurrent est lui positif, à 67 millions d’euros, grâce aux plus-values des cessions et à une réduction du coût de financement de 14% entre le premier et le dernier trimestre de l’année. Le ratio de solvabilité du groupe a été affecté par la mise en place du cadre règlementaire Bâle III mais reste au-delà du seuil requis de 10,5% avec 17,2% pour le ratio «Total Capital» et 16,4% pour le «Common Equity Tier 1». L’administrateur délégué de Dexia SA, Karel De Boek, s’est montré satisfait dans son commentaire: «Les résultats publiés par Dexia en 2014 confirment l’amélioration continue de sa performance récurrente, portée notamment par une réduction du coût de refinancement, tandis que le faible coût du risque illustre la bonne qualité de crédit du portefeuille d’actifs.» Même son de cloche du côté de Robert de Metz. Le président du conseil d’administration du groupe a ajouté: «Je suis confiant dans la mobilisation renouvelée des équipes pour mener à bien notre mission».


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