LUXEMBURG
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Le groupe affiche une perte nette de 1,12 milliard de dollars au premier trimestre

ArcelorMittal, premier sidérurgiste mondial, prévoit une baisse de 25% à 30% des livraisons d’acier au deuxième trimestre ce qui devrait conduire à une forte baisse de ses bénéfices sur la période, les mesures de confinement liées au coronavirus ayant entraîné une contraction de la demande. Pour le directeur général Lakshmi Mittal, les principaux marchés de l’entreprise avaient montré des signes d’amélioration à la fin de 2019 mais l’activité et les conditions du marché se sont détériorées depuis. «Il y a encore trop d’incertitudes pour pouvoir prédire avec précision ce que le reste de l’année nous réserve. Cependant, il semble probable qu’au cours de ce mois, les pays commenceront à annoncer les détails de leurs stratégies de „sortie“. Bien qu’il s’agisse probablement d’un assouplissement, et non d’une fin immédiate du verrouillage, la construction et la fabrication devraient être parmi les premiers secteurs à être autorisés à reprendre leurs activités et nous voyons en effet des signes de reprise de la production par les clients. Nous avons entrepris une planification rigoureuse pour nous assurer que nous pouvons répondre à la demande des clients tout en protégeant la santé et la sécurité de notre personnel, en nous appuyant sur l’expérience de nos usines qui ont déjà fait ce chemin», a-t-il déclaré.

9,5 milliards de dollars de dettes

La société basée au Luxembourg prévoit que son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements (Ebitda) chute au deuxième trimestre pour atteindre 400 millions à 600 millions de dollars, avec des livraisons d
’acier allant de 13,5 millions à 14,5 millions de tonnes.

Au premier trimestre, l’Ebitda s’est élevé à 967 millions de dollars alors que le consensus fourni par l’entreprise tablait sur 867 millions de dollars. Les livraisons d’acier se sont élevées à 19,5 millions de tonnes, soit une baisse de 10,7% par rapport à l’année précédente. La dette nette du groupe est passée à 9,5 milliards de dollars au premier trimestre, contre 9,3 milliards de dollars à la fin de 2019. «Dans un contexte de mesures d‘économies de coûts significatives prises au sein des activités, le conseil a jugé approprié et prudent de suspendre le paiement de dividendes jusqu‘à ce que l’environnement opérationnel se normalise», a précisé le groupe.