LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Le ministre Bausch a rencontré les syndicats de Cargolux hier

Après une phase de turbulence la semaine dernière, la communication entourant Cargolux semblait brouillée. Hier, les ministres de l’Économie et du Développement durable et des Infrastructures ont rencontré les représentants syndicaux pour mettre les points sur les i après l’interview de Dirk Reich au site web CargoForwarder. Au cœur de la polémique: la possibilité de délocaliser des vols vers la Chine au départ de l’Allemagne. Une thèse réfutée par les responsables politiques qui ont tenu à rassurer les syndicats.

L’accord conclu avec HNCA prévoit la création d’un «dual hub» à savoir une stratégie entre les aéroports du Findel et de Zhengzhou. Un accord de coopération est en voie de finalisation et hier, le ministre a annoncé qu’il serait prochainement signé «par une délégation chinoise qui se rendra à Luxembourg pour l’occasion.»

Autre point contenu dans l’accord, la mise en place d’une joint-venture entre Cargolux et HNCA. «Cela n’a rien à voir avec Cargolux Italia», prévient d’emblée François Bausch qui précise que l’idée est ici d’exploiter le marché entre la Chine et les États-Unis. À noter que Cargolux China en est au stade de l’étude de faisabilité et qu’il faudra encore attendre un peu avant d’avoir davantage d’informations.

Des craintes de pertes de parts de marché

Quant à l’éventualité d’un arrêt en Allemagne, elle se précise. Il faut dire que les quatre rotations hebdomadaires entre Luxembourg et Zhenghzou comportent des variantes, avec des taux de remplissage plus léger du Grand-Duché à l’Empire du milieu. «L’arrêt dans une ville allemande comme Munich est une idée en cours de réflexion», souligne le ministre du Développement durable et des Infrastructures.

«Le ministre Bausch nous a assuré que la logistique est un thème prioritaire pour le gouvernement», explique Hubert Hollerich. Le représentant de l’OGBL a par ailleurs obtenu des garanties quant à l’emploi des personnes travaillant dans les boutiques de l’aéroport. Exploitées par Luxair, elles font l’objet d’un appel d’offre pour être reprises par d’autres opérateurs l’année prochaine. Le gouvernement s’est engagé à ce que ces salariés conservent leur poste en cas de reprise. Dans les airs, l’heure est par contre toujours à l’inquiétude avec des craintes de perte de parts de marché dans le contexte d’un arrêt intermédiaire en Allemagne. Mais François Bausch l’assure, «le volume transporté est presque le même qu’avant la crise de 2008». Cargolux emploie quelque 1.300 personnes au Luxembourg.