LUXEMBOURG
AUDREY SOMNARD

La FinTech SnapSwap choisit le Luxembourg pour sa phase test de sa plateforme Everest

Une première. La jeune pousse luxembourgeoise SnapSwap a lancé hier sa phase test de sa plateforme Everest, qui permet de proposer aux startup et autres PME des cartes de paiements, via un enregistrement digital qui ne prend que quelques minutes. L’idée est de faciliter l’accès à ces petites structures, dont les banques rechignent parfois à leur accorder des cartes de paiement, via cette plateforme. La FinTech avait déjà développé comme premier produit une solution de KYC (Know your customer, processus de vérification de l’identité du client) et AML (Lutte contre le blanchiment d’argent) pour les institutions financières. En relevant des données biométriques, le tout en ligne, SnapSwap assure pouvoir faire toutes les vérifications nécessaires pour accorder jusqu’à 5 cartes pour un même compte à l’entreprise. 

Via la plateforme, le détenteur du compte peut suivre en temps réel les dépense, fixer des plafonds, désactiver ou réactiver certaines cartes etc. Selon une étude menée par SnapSwap au Luxembourg, près de 9 propriétaires de petites entreprises sur 10 (86%) ne peuvent pas identifier clairement les différentes dépenses professionnelles sur leur compte bancaire.  

Pour le moment, l’offre en phase test est uniquement proposée aux entreprises basées au Luxembourg, pour ouvrir l’offre au reste du Benelux dans les mois qui viennent. SnapSwap aspire à acquérir quelques 200.000 clients au Luxembourg, en Belgique et aux Pays-Bas d’ici 2021, d’autres pays devant suivre d’ici 2022.

Associé avec Mastercard

C’est grâce à la directive PSD2 que la FinTech peut proposer ce genre de services. La directive européenne a ouvert le marché des solutions de paiements. Ainsi, l’entreprise aura toujours son compte dans une banque traditionnelle de la place, mais elle peut faire appel à des fournisseurs externes pour gérer leurs comptes et accéder à des solutions de paiements comme le propose SnapSwap qui s’est associé avec Mastercard. A la création du compte sur la plateforme Everest de la FinTech, des cartes virtuelles sont immédiatement émises, les cartes physiques peuvent ensuite être envoyées par la poste physiquement quelques jours plus tard.  
Le potentiel est énorme. Selon l’Annual Report on European SMEs 2016/2017, les petites et moyennes entreprises contribuent largement à l’économie européenne avec plus de 90 millions d’employés et plus de 4.000 milliards d’euros de valeur ajoutée générée par an.  

Si ces dernières ont particulièrement souffert pendant la crise COVID-19, elles risquent de présenter plus de risques pour les banques traditionnelles, sans compter les problèmes de trésorerie. En plus de l’abonnement à 20 euros par mois, la startup peut proposer un fonds mensuel (après évaluation du risque) en repoussant les 31 jours standard de remboursement de crédit, à 45 jours. Sous couvert de frais.  

«Notre objectif est d’aider les entrepreneurs et les cadres supérieurs à se concentrer sur leurs clients et leurs produits, tandis que la technologie Everest s’occupe des paiements et de la gestion des dépenses», explique Denis Kiselev, fondateur et PDG de SnapSwap. Ce dernier étant lui-même entrepreneur, il a rencontré les mêmes difficultés que les entrepreneurs lorsqu’ils créent leur entreprise, ouvrent des comptes ou obtiennent des cartes bancaires professionnelles.

Selon Denis Kiselev, «en associant les entreprises, Everest crée une communauté d’entrepreneurs qui nous permet de résoudre des problèmes communs». Outre les paiements, Everest offre une gamme de services et d’offres spéciales à ses membres. «Il s’agit d’offres spéciales des partenaires d’Everest comme Amazon Web Services, Spaces, Hotels.com, l’accès aux salons des aéroports et d’autres services pour rendre le business plus facile et plus agréable».

www.everestcard.com