Le moins que l’on puisse dire, c’est que la foule était au rendez-vous hier matin dans le chef-lieu de la communauté germanophone de Belgique. Quelque 2.500 personnes se sont donné rendez-vous pour l’avant-dernière étape de la tournée d’adieu du couple royal. Accueillis au siège de la communauté par son ministre-président Karl-Heinz Lambertz, Albert et Paola ont assisté à une cérémonie en compagnie de jeunes nés en 1993, l’année de l’intronisation du futur-ex souverain. Au programme, l’hymne nationale la Brabançonne mais aussi un concert de saxophone, invention du belge Adophe Sax. Mais ce n’est pas tout, qui dit Cantons de l’Est dit surtout carnaval. Alors, même si elle n’était pas au calendrier, la tradition rhénane a été représentée, avec la complicité de groupes carnavalesques.
Humour belge
Après une seconde cérémonie, le roi et la reine ont pris un bain de foule dans les rues d’Eupen, où l’attachement à la Belgique était palpable. Il faut dire que si la DG, Deutschsprachige Gemeinschaft, apparaît souvent en retrait des débats belgo-belges, elle reste cependant la communauté la plus belgicaine. Elle l’a d’ailleurs démontré hier avec brio. Outre les drapeaux, calicots portant la mention «Je reste Belge», certains citoyens étaient vêtus d’un peignoir, en référence à la représentation du roi Albert signée Pierre Kroll, un caricaturiste d’origine liégeoise.
D’ailleurs, le couple royal est présent ce vendredi à Liège pour sa troisième et dernière séance d’adieux, à la communauté française de Belgique, cette fois. Mercredi, Albert et Paola étaient à Gand, en Flandre, afin de respecter un certain équilibre linguistique. Un précepte qui sera aussi de mise pour le nouveau roi, Philippe qui, dimanche, prêtera serment devant les Chambres réunies au Palais de la Nation, à Bruxelles.


