LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

L’économie circulaire peut dépasser les frontières, voilà le message de la table ronde organisée mercredi à la Chambre de Commerce

Pour sa deuxième journée, le «Luxembourg Circular Economy Hotspot 2017» a mis l’accent sur la Grande Région. Une table ronde organisée mercredi à la Chambre de Commerce a permis aux représentants des différentes entités d’échanger leurs points de vue et leurs pratiques.

En amont de ce rendez-vous, le secrétaire d’Etat au Développement durable et aux Infrastructures Camille Gira a souligné la complexité apparente de l’économie circulaire: «Ce n’est pas un sujet qu’on arrive facilement à catégoriser comme environnemental ou économique». Ce cocktail particulier requiert donc d’élargir le spectre et pour un petit pays comme le Grand-Duché où la masse critique est difficile à atteindre, élargir l’approche de l’économie circulaire aux pays limitrophes prend tout son sens. «On n’implantera pas l’économie circulaire avec une mentalité de silos», a mis en garde le secrétaire d’Etat.

Bref, pour que l’économie circulaire puisse prendre son envol, une coopération étroite est requise. Mais attention, «le succès de l’implémentation de l’économie circulaire est lié au potentiel de plus-value au niveau de l’économie locale». Ainsi au Luxembourg, une réflexion est en cours concernant l’implémentation de concepts de ce modèle économique dans la politique de 105 communes du pays.

L’acier, un exemple brillant

«Le sujet de l’économie circulaire est de plus en plus important pour les compagnies affiliées», a commenté Michel Wurth. Le président de la Chambre de Commerce a insisté sur le besoin pour le Luxembourg de «se réinventer pour rester compétitif dans le futur». Un appel du pied aux PME mais aussi à l’auditoire à qui il a expliqué un exemple qui lui tient particulièrement à cœur, celui d’ArcelorMittal où il assure la présidence au Luxembourg. «L’industrie sidérurgique est aujourd’hui totalement circulaire», a-t-il insisté. De fait, au Luxembourg, l’ensemble de la production d’ArcelorMittal est réalisé à base d’acier recyclé.

Et aux mordus d’architecture qui étaient présents mercredi, Michel Wurth n’a pas résisté à la tentation d’évoquer le futur siège de la multinationale qui - évidemment - sera composé d’acier et pourra donc se recycler à l’infini.