LUXEMBOURG
AUDREY SOMNARD

Pour le moment en phase de test, les trottinettes en libre service Troty vont arriver au printemps à Luxembourg

Troty est né à Bruxelles cet été, mais la petite société déploie déjà ses trottinettes électriques dans plusieurs autres villes, dont Luxembourg. Après les vélos, c’est au tour des trottinettes d’être l’objet d’application de libre-service. Le principe est simple, une application permet d’indiquer aux utilisateurs où est la trottinette la plus proche, puis ce dernier la laisse une fois l’usage terminé, en bloquant l’engin. Chez Troty, on demande à l’utilisateur d’attacher l’engin à un poteau, ainsi que prendre une photo en guise de preuve. Le tout pour éviter de retrouver des trottinettes au milieu du passage. Pas question non plus de voir des rodéos sauvage de gens alcoolisés les week-ends, les Troty seront désactivées après 19.00, histoire d’éviter de la mauvaise publicité, ainsi que des accidents éventuels pour des engins qui ne sont pas équipés pour un usage nocturne.

Un lancement plus officielau printemps prochain

Pour éviter de s’attirer les foudres des pouvoirs publics, Troty avance à petits pas, en s’assurant que la demande est là, et que les utilisateurs feront un bon usage des petits engins, 12 kilos quand même. Pour le moment, quelques trottinettes ont été placées ça et là à des endroits stratégiques, comme le Kirchberg ou Hamilius. Les retours sont très positifs selon Sébastien Pourbaix, directeur de Troty Luxembourg: «Nous sommes surpris car la demande est là, les phases test ont été très concluantes. Le tout est de voir les sites qui sont pertinents pour y laisser nos trottinettes. Pour l’instant les interlocuteurs publics, ACL, Ville de Luxembourg et CFL se sont montrés très enthousiastes pour notre projet. Le but n’est certainement d’arriver avec une centaine d’engins et les disséminer à travers la ville comme le font nos concurrents américains. Nous n’avons pas les mêmes moyens, et nous voulons travailler avec les pouvoirs publics pour être sûrs que Troty ne sera pas une nuisance».

Dans quelques jours, une dizaine de Troty seront à disposition, puis 15, le déploiement se fera doucement mais sûrement, avec un lancement plus officiel au printemps prochain, d’ici mars ou avril. Si Sébastien Pourbaix est pour l’instant seul à Luxembourg, l’application étant développée depuis Bruxelles, il compte bien s’entourer d’une petite équipe de deux personnes qui vont s’occuper de la maintenance et du déploiement des Troty. Dans les grandes villes où les flottes sont plus importantes, les usagers sont récompensés pour recharger les trottinettes à leur domicile et les placer le lendemain à des endroits stratégiques. Une façon pour des jeunes Américains de se faire de l’argent de poche. Le principe est le même à Bruxelles car Troty a une flotte plus importante, aux alentours de 70, mais jusque 40 engins à Luxembourg, c’est l’équipe sur place qui s’occupera de les recharger. Sébastien Pourbaix veut profiter d’être le seul acteur au Luxembourg pour bien comprendre le marché local: «Nous allons avoir tout l’hiver pour bien réfléchir à ce qui convient pour ce marché. Nous allons encore une fois prendre le temps pour faire les choses bien».

troty.lu