LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Le groupe Bogart rachète les enseignes de cosmétiques Planet Parfum et Di, quatre points de vente sont concernés au Luxembourg

Les enseignes Planet Parfum et Di vont passer entre les mains du Groupe Bogart, qui par la même occasion va multiplier sa taille par 2,5, a annoncé l’acquéreur coté à Paris vendredi. Au Luxembourg, les trois implantations de Planet Parfum situées à Esch/Alzette, Junglinster et Wemperhardt sont concernées par le rachat, de même que le magasin Di situé à Pommerloch.

Ces points de vente emploient une vingtaine de salariés au Luxembourg, selon Tanguy de Ripainsel, «managing director» de Planet Parfum. «On passe d’un métier de distributeur à un métier de producteur et de distributeur», a-t-il résumé au «Journal». «A terme, il y aura une évolution dans l’assortiment», a-t-il glissé avant d’évoquer l’introduction et le développement de nouvelles marques.

Et pour cause, le Groupe Bogart compte dans son portefeuille les marques de parfums Ted Lapidus, Chevignon, Carven et Jacques Bogart. Côté cosmétiques, Bogart détient les marques Stendhal, Méthode Jeanne Piaubert et April. En distribution, Bogart est à la tête de l’enseigne April et a racheté fin 2016 l’enseigne allemande HC Parfumerie, qui compte 80 points de vente dans le nord de la république. Au premier semestre, ses revenus ont baissé de 3,8% à 59 millions d’euros, sous le coup d’une contraction du marché du luxe au Moyen-Orient. Dans le Belux, le nouveau propriétaire «n’a pas vocation à changer le nom des enseignes», a précisé Tanguy de Ripainsel.

Des enseignes sous pression

Di et Planet Parfum - qui forment l’entreprise Distriplus - étaient jusqu’ici détenus par la holding belge Ackermans & Van Haaren et la CNP. Mais l’entreprise connaît des difficultés: en 2017, son chiffre d’affaires a chuté de 4,8% à 192 millions d’euros et le nombre de points de vente a diminué, malgré l’ouverture de nouvelles implantations du côté belge. Au Luxembourg, le magasin de l’Avenue de la Gare a été cédé, par exemple. Dans le même temps, Planet Parfum a investi dans un lifting de ses parfumeries et instituts de beauté. Quant à Di, son assortiment tend à se spécialiser avec des marques plus spécifiques et des points de vente reconceptualisés. Au total, Distriplus compte plus de 1.000 salariés sur 200 points de vente.

«C’est la recherche d’un partenaire industriel qui amène une solution de rentabilité», commente Tanguy de Ripainsel. Ce dernier ne cache pas sa volonté de voir la transaction être «finalisée avant la fin de l’année» mais l’acquisition reste soumise à la levée de conditions suspensives. Si elle aboutit, elle permettra au Groupe Bogart de compter un réseau de 357 magasins en France, en Israël, en Allemagne, en Belgique et au Luxembourg pour un chiffre d’affaires cumulé de plus de 300 millions d’euros.

www.groupe-bogart.com