PARIS
CLAUDE FOUQUET (LES ÉCHOS)

Le recyclage des déchets a le vent en poupe depuis plusieurs années, mais connaît assurément un sérieux coup d’accélérateur avec l’irruption des technologies numériques et des réseaux sociaux.
C’est en prenant au pied de la lettre ces idées, et en les assaisonnant à la sauce high-tech qu’est née la première plate-forme européenne dédiée à l’économie circulaire entre les entreprises. Baptisée iNex (pour inex-ploité) elle se donne pour rôle de permettre à ces dernières, via Internet et une application, soit de se débarrasser de leurs déchets, soit de permettre leur valorisation.
En clair, faire en sorte que comme dans la nature, les déchets des uns deviennent les ressources des autres. En bénéficiant au passage d’économies non négligeables tant en ce qui concerne l’élimination des déchets que le coût des approvisionnements en matières premières.

Assurer une coopération directe

Créé en 2014 mais réellement opérationnel depuis 2015/2016, iNex permet la coopération directe des «donneurs» de ressources avec leurs «preneurs» et propose à tous les ressources nécessaires pour la recherche de synergies, de logistique de transport ou transformation. Moyennant un abonnement de 350 à 1.000 euros par an pour avoir accès à toutes les fonctionnalités de la plate-forme d’échanges.
Concrètement, cette initiative se présente sous la forme d’une plate-forme internet qui permet de trouver, grâce à un système de géolocalisation les partenaires industriels potentiels pour vendre ou acheter les ressources et de définir ces synergies.
Structure légère qui emploie moins de dix personnes, iNex repose sur une idée qui est loin d’être un gadget ou la remise au goût du jour du vieux concept du recyclage puisqu’à ce jour, iNex est présente en France, en Belgique et en Espagne et a référencé quelques 43.000 entreprises. Et revendique actuellement une bonne centaine de clients réguliers.
Parmi les mises en pratiques les plus ambitieuses de ce type d’initiative, on trouve notamment le projet actuellement développé dans la plaine du Var. Une trentaine d’entreprises et de collectivités locales y participent afin de créer une dynamique d’économie circulaire entre les différents acteurs locaux.
Parmi les trois projets lancés, l’un concerne les «matières organiques». Et principalement la collecte, l’échange et la valorisation des déchets organiques de la région (agriculture, forêt, industrie agroalimentaire et chimique). Le but est de pouvoir ainsi traiter près de 6.000 tonnes de déchets organiques.