LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

En parallèle, l’épargne aurait augmenté selon le Statec

Le constat est net: depuis 2013, la consommation des ménages réelle par habitant signe une quasi-stagnation au Luxembourg. Pire, elle s’affiche même en-deçà de celle recensée pour l’ensemble de la zone euro depuis 2015.

Le Statec a tenté d’y voir plus clair dans une publication diffusée hier. Premier constat, tandis que la consommation par tête diminue, le taux d’épargne augmente. Un phénomène qui pourrait être lié à la hausse du chômage, mais aussi à des modifications dans la structure de la population comme le vieillissement ou une immigration à revenus plus élevés qu’auparavant. «Mais ces hypothèses restent à explorer», nuance l’institut.

Une consommation différente

Celui-ci souligne que ces 20 dernières années, la croissance économique n’a pas spécialement été portée par la consommation. Autre évolution: la structure des dépenses de consommation a bien changé entre 2000 et 2015. Les ménages ont semble-t-il levé le pied sur les dépenses pour la restauration, les produits alimentaires, les soins personnels, l’utilisation des véhicules personnels, la facture énergétique du logement, les services d’hébergement, les loyers et l’ameublement.

Là, le Luxembourg semble suivre des tendances remarquées également à l’échelle européenne. Dans le même temps, les dépenses liées à la santé, aux communications, à l’enseignement et aux services financiers et d’assurance semblent se relever.

L’étude montre aussi une contribution relative plus forte de la demande extérieure nette dans le produit intérieur brut (PIB), phénomène qui reflète l’intensification des échanges internationaux. Aussi, le Luxembourg est un pays ouvert où de nombreux biens et services sont achetés par des non-résidents. Ce facteur peut aussi influencer les statistiques, ou à tout le moins gonfler la marge d’incertitude.

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