STÉPHANE WARCHOL

En affectant des centaines d’entreprises et d’institutions en mai et juin derniers, les logiciels malveillants Wannacry et Petya ont ravivé les consciences. Si la cybersécurité est d’ores et déjà l’un des marchés les plus dynamiques de tous les services informatiques, les deux attaques ont conduit les grands groupes et leurs actionnaires à réévaluer les risques liés aux effets pervers de la digitalisation. 

Infocrise, un site Internet édité par le gouvernement luxembourgeois, définit la cybersécurité comme «l’ensemble des outils qui permettent de garantir que les propriétés de sécurité des actifs des organisations et des utilisateurs soient assurées». Par actifs, il faut comprendre les dispositifs informatiques connectés, le personnel, l’infrastructure, les applications, les services, les systèmes de télécommunication et la totalité des informations transmises ou stockées.

Demande croissante

Il ne fait donc aucun doute que les entreprises vont poursuivre leurs investissements pour optimiser leur protection contre les attaques de toutes formes. De quoi générer une demande croissante en matériel informatique, en logiciels et en services fournis par les spécialistes de la cybersécurité. 

Les chiffres disponibles illustrent parfaitement l’ampleur de ces enjeux dans un monde qui, chaque année, compte 200 millions de nouveaux utilisateurs connectés et enregistre une croissance à deux chiffres du e-commerce.

400 milliards de dollars par an

Depuis 2009, les incidents signalés dans le domaine de la cybersécurité ont augmenté à un rythme annuel de 66%, pour atteindre 59 millions en 2015. Le coût économique global annuel de la cybercriminalité est évalué à 400 milliards de dollars. Et les pertes dues aux cyberattaques évoluent dans une fourchette comprise entre 475.000 et 9 millions de dollars. 

Aux Etats-Unis, où la cybercriminalité est considérée comme la menace numéro 1, 69% des dirigeants redoutent l’impact de ces événements sur la croissance. Malgré une augmentation de 24% des dépenses consacrées aux systèmes de protection, les cyberattaques ont encore progressé de 38% en 2016. Durant sa présidence, Barack Obama a fortement augmenté le budget alloué à la cybersécurité. Celui-ci est passé de 1 à 14 milliards de dollars entre 2000 et fin 2016.

Protection des terminaux

Selon Purefund, promoteur de l’ETF Purefund Ise Cyber Security, la taille du marché de la Cybersécurité devrait atteindre170,2 milliards de dollars en 2020 contre 106,3 milliard en 2015. Selon une étude du cabinet américain TBR, la protection des terminaux et des environnements mobiles seront les segments qui connaîtront la croissance la plus forte.

La vigueur du marché est attribuée à plusieurs facteurs clés: la multiplication et la sophistication croissante des attaques, la multiplication des exigences réglementaires en matière de sécurité (norme européenne RGPD/NIS 2018) et de respect de la vie privée, ainsi que la croissance des programmes de transformation numérique et d’IOT (Internet des objets) engagés par les entreprises européennes.

Entreprises de qualité

Sur les marchés financiers, des fournisseurs de solution de sécurité comme la société israélienne Check Point Software ou l’américaine Palo Alto Netwoks peuvent permettre de tirer profit de ces opportunités. Comme pour les autres secteurs, les investisseurs doivent porter leur choix sur des entreprises de qualité ayant fait leur preuve, en plus d’afficher de bons fondamentaux et de bonnes perspectives de croissance.

A propos de Edmond de Rothschild

Entreprises de qualité

Spécialisé dans l’asset management et la banque privée, le groupe Edmond de Rothschild est indépendant et à capital familial. Fondé en 1953, il est présidé depuis 1997 par le Baron Benjamin de Rothschild. Au 31 décembre 2016, il compte 155 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Edmond de Rothschild emploie 2 700 collaborateurs dans 13 pays et 33 implantations dans le monde. Le Groupe est également présent dans les métiers de Corporate Finance, de Private Equity et d’Administration de Fonds. Filiale de Edmond de Rothschild (Suisse) S.A, établie à Genève, Edmond de Rothschild (Europe) fut la première banque suisse à s’implanter au Luxembourg. Edmond de Rothschild (Europe) a participé à l'expansion du Groupe en Europe en développant des bureaux à l'international et en cultivant les valeurs de la famille depuis près de 50 ans. Dirigée par Bernard Coucke, Edmond de Rothschild (Europe) emploie 629 personnes dont 536 au Luxembourg. La banque  est également présente en Belgique, où elle dispose de bureaux à Bruxelles, à Anvers et à Liège, mais aussi en Espagne et au Portugal.