LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Rétrospective économique 2018

Du dossier ArcelorMittal aux nouvelles «House of» - L’année 2018 a été extrêmement riche en actualités économiques. Voici le premier volet de notre survol des nouvelles de l’année de A à Z. Nous partons ainsi de A comme ArcelorMittal pour arriver à H comme les nouvelles «House» ou maisons qui sont autant de lieux fédérateurs pour de nombreuses activités économiques.

ArcelorMittal  

Le géant de l’acier a fait parler de lui en 2018, avec son projet de rachat du sidérurgiste italien Ilva pour 1,8 milliard d’euros sans compter une promesse d’investissement de 2,4 milliards d’euros. Mais la Commission européenne a conditionné son feu vert pour cette opération à la cession d’une série de sites par ArcelorMittal afin d’éviter une position dominante sur le marché européen. Ainsi, l’aciérie de Dudelange et ses 300 salariés devraient être repris par le groupe indien Liberty House. Ce dernier a également conclu un accord - pour un montant non communiqué - pour la reprise de cinq autres implantations d’ArcelorMittal en Europe.

Photo: Shutterstock - Lëtzebuerger Journal
Photo: Shutterstock

Bitcoin  

En 2018, la plus célèbre des cryptomonnaies a soufflé ses dix bougies non sans un essoufflement marqué. De 19.500 dollars mi-décembre 2017, le bitcoin a trébuché à 3.200 dollars un an plus tard. Un phénomène qui s’est répandu à l’ensemble des devises virtuelles. Leur capitalisation totale a fondu de 800 milliards de dollars début janvier 2018 à huit fois moins en décembre 2018. Ce placement pour le moins volatile laissera toutefois des traces: la technologie Blockchain, à l’origine des cryptomonnaies, est promise à un bel avenir avec des utilisations variées comme dans la finance et l’industrie agroalimentaire par exemple.

Photo: Shutterstock - Lëtzebuerger Journal
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Cambridge Analytica 

Cette société de publication stratégique a fait la Une de l’actualité en 2018, après des révélations faisant état d’une implication dans la victoire du «leave» au referendum du Brexit le 23 juin 2016 puis l’élection de Donald Trump en novembre 2016. En avril, le CEO et fondateur de Facebook Mark Zuckerberg a été contraint de s’expliquer devant le Sénat américain et a présenté ses excuses. Il a réitéré l’opération un mois plus tard à Bruxelles devant les eurodéputés. Des données personnelles de 87 millions d’utilisateurs du réseau social ont été utilisées par Cambridge Analytica pour cibler des électeurs en leur transmettant du contenu sponsorisé à caractère politique.

Illustration: Metaform - Lëtzebuerger Journal
Illustration: Metaform

Dubaï 2020  

Le compteur final est désormais en marche: la participation à l’Exposition universelle de Dubaï en 2020 se concrétise avec le début, en avril 2018, des travaux de construction du pavillon luxembourgeois. En 2020, Dubaï compte accueillir 25 millions de visiteurs venus des quatre coins du monde pour cette grande manifestation axée sur le thème «Connecter les esprits, construire le futur». Dans ce cadre, le pavillon luxembourgeois construit par le cabinet Metaform mettra en avant la capacité du pays à se réinventer et à miser sur une croissance durable. Entièrement démontable, l’édifice sera ensuite ramené au Grand-Duché.

Foto: Editpress/Isabella Finzi - Lëtzebuerger Journal
Foto: Editpress/Isabella Finzi

Encevo   

La société mère de Creos/Enovos a fait parler d’elle en 2018 avec le départ, en février, de son actionnaire Engie. Le groupe a cédé les 4,71% détenus dans le capital de la société luxembourgeoise à POST. L’opérateur entend répondre aux défis liés aux nouvelles infrastructures et aux systèmes de gestion et de communication performants et intelligents pour adapter la production et la disponibilité d’énergie à la demande. Par ailleurs, Ardian a vendu 24,92% de ses parts dans Encevo à China Southern Power Grid International. La société chinoise est donc devenue le deuxième plus gros actionnaire juste derrière l’Etat luxembourgeois et ses 28%.

Photo: Editpress/Julien Garroy - Lëtzebuerger Journal
Photo: Editpress/Julien Garroy

Finance verte    

La place financière luxembourgeoise s’est encore verdie en 2018 avec des conférences, classements et annonces émanant particulièrement de la Bourse de Luxembourg. Il faut dire qu’avec son «Luxembourg Green Exchange» (LGX), l’institution se positionne en pole position de la finance verte mondiale. C’est depuis Luxembourg que la moitié des obligations vertes de la planète est cotée, soit un total de 100 milliards d’euros environ. Ajoutez à cela les fonds d’investissements dédiés au développement durable et les labels garantissant leur durabilité, et vous obtenez un panel de produits complet. Ainsi, le Luxembourg héberge 39% des fonds verts en Europe.

Photo: Shutterstock - Lëtzebuerger Journal
Photo: Shutterstock

Google  

Viendra ou viendra pas? Une chose est certaine: Google a continué à cristalliser l’attention en 2018 avec son projet de centre de données à Bissen. Si la société américaine a bien fait l’acquisition de 33,7 ha de terrains fin 2017, «le site à Bissen est l’une des options et une décision sera prise en temps voulu», avait dit Google à l’époque. Depuis lors, le dossier est entre les mains de la commune puisque l’affectation des terrains doit être changée avant de passer aux permis et autorisations. Pendant ce temps, au Danemark, Google a annoncé 600 millions d’euros d’investissement pour la construction de son sixième data centre européen.

Photo: Editpress/Herve Montaigu - Lëtzebuerger Journal
Photo: Editpress/Herve Montaigu

«House of Startups»   

Depuis juin, les start-up ont désormais leur adresse, leur «House of». Situé à Bonnevoie, ce centre d’incubateurs s’étend sur près de 6.000 m² et permet l’accueil d’entre 150 et 200 jeunes pousses. Sont regroupés sous un même toit le «Luxembourg City Incubateur», la «Luxembourg House of Financial Technology» (LHoFT), «Hub@Luxembourg», et l’«International Climate Finance Accelerator». Avec ce nouvel outil, l’arsenal des «House of» se complète puisque la «House of Training» et la «House of Entrepreneurship» ciblent aussi la promotion et le soutien de l’entrepreneuriat. Dans un autre registre, la «House of Biohealth» inaugurée en 2015 à Esch a ouvert en 2018 une extension de 10.000 m². Et la «House of Automobile» fédère les acteurs du secteur de l‘automobile.

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IKEA  

Le géant suédois du meuble en kit a débuté 2018 avec un carnet noir puisque son fondateur Ingvar Kamprad est mort en janvier à l’âge de 91 ans. L’homme laisse derrière lui un empire de 150.000 salariés qui génère 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En octobre, l’enseigne a annoncé l’ouverture de 19 filiales sur de nouveaux marchés, dont le Luxembourg. Mais le groupe a précisé qu’il s’agirait non pas d’un magasin physique, mais d’une plateforme de vente en ligne. IKEA est installé depuis 2005 à quelques mètres de la frontière luxembourgeoise, dans la localité belge de Sterpenich, où il a inauguré en novembre un nouveau «retail park».

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Join Experience  

Année chahutée pour l’opérateur, puisqu’après le départ des trois actionnaires fondateurs et la nomination de Didier Rouma en tant que nouveau CEO de Join Experience Luxembourg et Belgique en février, les questions entourant sa santé financière ont jailli. En 2017, Join Infrastructure a signé une perte de 2,78 millions d’euros et Join Experience de 9,4 millions d’euros. Les pertes cumulées montent à 18,45 millions d’euros pour la première et 40,57 millions d’euros pour la seconde. Join a décidé de se séparer de ses activités en Belgique, mais pas au Luxembourg. A noter que POST a racheté fin 2017 pour un euro symbolique les 31,4% qu’il ne possédait pas de l’opérateur transfrontalier.

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Knauf 

L’usine de fabrication de laine de roche Knauf a finalement décidé de s’implanter hors du Luxembourg, à Illange, suscitant de nombreuses réactions de ce côté-ci de la frontière. Cet  investissement de 100 millions d’euros et la création de 120 emplois qui passent sous le nez du Luxembourg ont particulièrement énervé le ministre de l’Economie Etienne Schneider qui avait engagé un bras de fer avec les écologistes de déi gréng sur ce dossier. Le président de la Fedil Nicolas Buck a déploré l’«image désastreuse de la politique industrielle de notre pays» tandis que les bourgmestres des communes concernées ont poussé un ouf de soulagement.

Photo: BGL - Lëtzebuerger Journal
Photo: BGL

Leasing privé  

A l’heure où la mobilité est de plus en plus considérée comme un service, deux grandes banques de détail de la place financière ont lancé en 2018 une offre de leasing automobile à destination des particuliers. Objectif: proposer une voiture neuve pour un loyer mensuel fixe qui inclut également les frais de réparation, d’entretien, les changements de pneus, les taxes et les assurances. La formule a déjà trouvé son public dans certains pays, comme en Belgique où la fiscalité automobile est particulièrement élevée en comparaison avec le Luxembourg. BGL BNP Paribas s’est associée avec sa filiale Arval tandis que la Spuerkeess s’est alliée avec LeasePlan.

Photo: FEA - Lëtzebuerger Journal
Photo: FEA

Mifid II   

C’est le 3 janvier 2018 qu’est entré ce nouvel arsenal règlementaire destiné à renforcer la protection des investisseurs et dote les autorités de régulation de pouvoirs de surveillance plus efficaces. Ce changement majeur s’est surtout fait ressentir du côté des banquiers et des gestionnaires d’actifs de la place. Concrètement, les investisseurs se voient proposer des services et produits en fonction de leur profil de risque et sont obligatoirement informés des coûts et charges liés à leur investissement. La directive Mifid II vise à combler les lacunes règlementaires des marchés financiers mises au jour lors de la crise financière de 2008.

Photo: Editpress - Lëtzebuerger Journal
Photo: Editpress

Navya    

Malgré un avertissement sur résultats publié en décembre suite à des difficultés sur le marché américain, le constructeur français de véhicules autonomes s’est fait une place sur le marché luxembourgeois en 2018, avec la mise en service de trois navettes sans chauffeur dans le pays. Deux sont opérationnelles dans le quartier du Pfaffenthal pour relier l’ascenseur panoramique à la gare CFL tandis qu’un autre bus roule à présent dans la zone de Contern, et relie la gare à un immeuble de bureaux. Ces véhicules sans chauffeur roulent à 25 km/h et peuvent accueillir 14 passagers en plus de l’accompagnateur qui veille au bon déroulement des opérations.

Photo: Editpress - Lëtzebuerger Journal
Photo: Editpress

OPCVM/UCITS  

Les fonds UCITS ou OPCVM ont soufflé cette année leurs 30 bougies au Luxembourg. Le pays fut en effet précurseur dans l’adoption de la directive européenne UCITS. Il a ensuite développé une expertise en la matière, devenant la première place financière en Europe pour les fonds d’investissement et la deuxième au monde, derrière les Etats-Unis. L’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI) a d’ailleurs fêté ses 30 ans en septembre, au terme de deux journées de conférence. Aujourd’hui, l’industrie des fonds représente 14.000 emplois au Luxembourg et 46% des recettes fiscales totales en provenance du secteur financier.

Photo: SIP - Lëtzebuerger Journal
Photo: SIP

Planetary Resources   

12 millions d’euros partis en poussières d’étoiles: voilà comment résumer le dossier Planetary Resources qui a pesé à la fin de l’année 2018 sur le ministre de l’Economie Etienne Schneider. En 2016, l’Etat avait, via la SNCI, investi cette somme dans cette société de «space mining» originaire des Etats-Unis. Mais fin octobre, le Luxembourg a retiré ses billes de cette structure en proie à des difficultés financières. Elle a finalement été rachetée par la société ConsenSys, spécialisée dans la blockchain et plus particulièrement dans la cryptomonnaie Ethereum. Planetary Resources avait rejoint SpaceResources.lu en juin 2016.

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Qatar Airways  

La compagnie aérienne basée à Doha a fait sensation en mars 2018, en annonçant l’ouverture d’une liaison vers Luxembourg. Aucune date n’a été communiquée quant au début des rotations qui – à ce jour – se font toujours attendre. Il n’empêche, si ce projet se concrétise, Qatar Airways sera la première compagnie aérienne des pays du Golfe à desservir le Grand-Duché. L’opérateur est déjà un habitué du Findel puisque sa filiale cargo représente le deuxième plus gros transporteur de fret au départ de lux-Airport, derrière Cargolux. A noter que depuis cet hiver, Luxair dessert via LuxairTours Ras Al Khaimah, une destination située à 100 km de Dubaï.

Photo: Shutterstock - Lëtzebuerger Journal
Photo: Shutterstock

Ryanair  

On peut parler d’annus horribilis  pour la compagnie à bas coûts qui a fait face à un mouvement de contestation sociale de son personnel naviguant et de ses pilotes, suivi d’une série de grèves. Ryanair a finalement conclu des accords, partiels ou complets, avec le personnel du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Espagne et de Belgique. Ils seront à terme couverts par le droit social de leur pays et non plus celui de l’Irlande. Dans la foulée, la compagnie a modifié sa politique de bagages autorisés en cabine, ce qui a provoqué la colère de nombreux usagers, déjà pénalisés par la série de grèves qui a eu lieu l’été dernier.

Photo: Editpress/Jean-Claude Ernst - Lëtzebuerger Journal
Photo: Editpress/Jean-Claude Ernst

SES

La Société Européenne des Satellites, basée à Betzdorf et cotée à Paris a vécu un changement majeur en 2018, avec le départ de son directeur Karim Michel Sabbagh et de son directeur financier Padraig McCarthy. Steve Collar est passé de la gestion de SES Networks à la direction de l’opérateur, tandis que le directeur financier d’O3b Networks Andrew Browne a pris les commandes  de la gestion financière de l’ensemble du groupe. Celui-ci a fait état de quatre lancements en 2018, une année faste en comparaison à 2019 où un seul lancement est à ce jour programmé. Le calendrier prévoit ensuite un lancement ultérieur, en 2021.

Foto: Editpress/Isabella Finzi - Lëtzebuerger Journal
Foto: Editpress/Isabella Finzi

Tecnoinvestimenti 

Fini l’actionnariat 100% luxembourgeois, LuxTrust est désormais à moitié italien. Tecnoinvestimenti a en effet annoncé son entrée dans le capital du prestataire d’identifications électroniques fin septembre, avec un investissement de 12 millions d’euros. La société basée à Capellen entend devenir le leader européen de la gestion d’identités numériques et de solutions de confiance, un objectif partagé avec son nouvel actionnaire. Celui-ci, coté à la Bourse de Milan, emploie 1.300 salariés en Europe, contre 62 pour LuxTrust. Tecnoinvestimenti a vu ses revenus gonfler de 30% en un an, portés par une croissance organique et des acquisitions.

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UFODrive  

Cette start-up luxembourgeoise a signé une belle expansion en 2018, en proposant des services de location de voitures électriques aux aéroports et cela, sans devoir faire la file ou remplir de longs formulaires. UFODrive propose en effet de réserver son véhicule à l’avance via son application en ligne et de le déverrouiller avec son smartphone. Si l’opérateur a débuté ses activités en mai à Luxembourg avec une flotte de Tesla, il s’est étendu à la fin de l’année sur Bruxelles et Hambourg. Sa flotte est par ailleurs sur le point de se diversifier avec l’arrivée annoncée de Jaguar i-Pace et de Nissan Leaf.

Photo: Editpress/Jean-Claude Ernst - Lëtzebuerger Journal
Photo: Editpress/Jean-Claude Ernst

Vanneste    

Il était aux commandes de lux-Airport depuis 2014 et le départ de Fernand Brisbois: le Belge Johan Vanneste a quitté son poste de directeur de lux-Airport au printemps 2018 et mis le cap sur l’aéroport de Köln/Bonn. Le directeur a accompagné le développement du Findel, dont la masse de passagers est passée de 2,1 millions à 3,6 millions pendant son mandat. L’annonce surprise de son départ, en mars, a été suivie de la nomination de son ancien directeur commercial, l’Allemand René Steinhaus, en tant que directeur.  Ce dernier est en poste à lux-Airport depuis 2016. L’aéroport emploie 258 salariés et dessert 76 destinations, principalement situées en Europe.

Photo: Editpress/Fabrizio Pizzolante - Lëtzebuerger Journal
Photo: Editpress/Fabrizio Pizzolante

Wagner   

Encevo, la maison-mère d’Enovos et de Creos, a annoncé l’été dernier la reprise de l’entreprise Paul Wagner & fils, spécialisée dans l’équipement technique du bâtiment au Luxembourg. Pour le CEO d’Encevo (de l’époque) Jean Lucius, «cette acquisition (…) s’inscrit dans la stratégie Rifkin et les objectifs qui en découlent». Cette nouvelle corde à l’arc d’Encevo n’a pas plu à la Fédération des Artisans qui l’a fait savoir, dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Economie Etienne Schneider. L’institution y exprime ses craintes pour les petits artisans, face à cette reprise d’un grand intégrateur par une société contrôlée majoritairement par l’Etat.

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XL    

L’assureur français Axa a annoncé en mars une acquisition majeure, celle du Groupe XL, un des leaders mondiaux de l’assurance dommages des entreprises et de la réassurance. Pour 15,3 milliards de dollars (12,4 millions d’euros), la société signe un bond dans sa stratégie et réaffirme ses objectifs à l’horizon 2020. L’opération va donner naissance au leader mondial de l’assurance dommages des entreprises, toutes lignes de métier confondues selon le groupe qui emploie au Luxembourg 260 salariés. Car XL est surtout présent en Amérique du Nord, en Europe (sur le marché du Lloyd’s) et en Asie-Pacifique ; autant de nouvelles opportunités de croissance pour Axa.

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Yuan 

La devise chinoise, dont le niveau face au dollar a fluctué cette année a une fois de plus fait l’objet de soupçons de manipulation de taux de change. Car qui dit yuan faible, dit compensation de la hausse des prix des produits «made in China», dans le viseur de l’administration Trump pour une hausse des tarifs douaniers de 10%. En octobre, Washington a une fois de plus déploré le manque de transparence dans la politique des changes chinoise et placé six pays sous surveillance: la Chine, l’Allemagne, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Suisse. En 1994 déjà, Pékin avait dévalué sa devise de 33%, ce qui n’avait pas manqué d’irriter le Congrès américain.

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ZTE   

Avec son comparse chinois Huawei, ZTE a été dans l’œil du cyclone ces derniers mois pour des soupçons d’espionnage et de menace pour la sécurité. Au bord de la faillite, ZTE a fait l’objet d’un blocage de ses achats aux Etats-Unis. Le groupe de télécommunications a finalement payé une amende d’un milliard de dollars pour avoir violé un embargo contre l’Iran. C’est cette accusation qui pèse aussi sur Meng Wanzhou, la directrice financière d’Huawei interpellée début décembre à Vancouver à la demande de la justice américaine. L’intéressée a été relâchée sous caution dans l’attente de son extradition vers les Etats-Unis.