LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

L’entreprise d’inspection technique SECOLUX a soufflé ses 30 bougies jeudi soir

SECOLUX a célébré jeudi soir ses 30 ans de présence au Luxembourg. Cette filiale du groupe coopératif SECO est la plus grande avec 60 salariés dont une cinquantaine d’experts ingénieurs au Luxembourg. La société réalise des inspections techniques sur des chantiers de construction, tant de bâtiments que d’ouvrages d’arts comme des ponts ou des tunnels. Du contrôle de la réalisation de l’Atomium à Bruxelles à celui de l’ascenseur du Pfaffenthal à Luxembourg, la liste des réalisations du groupe est longue. Actuellement, la société basée à Leudelange revendique 7,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Rencontre avec sa responsable des ventes Mady Lellé et son directeur opérationnel, Wolfgang Dunker.

Comment est né Secolux?

MADY LELLÉ SECOLUX a été fondée en 1987, sous forme d’une association sans but lucratif (a.s.b.l.) et composée à l’époque de quatre experts. L’entité luxembourgeoise du groupe SECO s’est développée au fil des années pour répondre aux besoins du marché de la construction en matière de prévention des risques. Elle s’articule aujourd’hui autour de trois thématiques actives dans le domaine de la qualité, de la sécurité et du conseil expert.

Comment vous distinguez-vous?

LELLÉ Tout d’abord, le groupe SECO est une coopérative. Une bonne partie de ce qu’on génère est remis dans la formation de nos ingénieurs pour qu’ils soient toujours au fait des innovations du marché et le restent dans notre actualisation informatique, entre autre le BIM («Building Information Modeling»). SECO possède d’autres filiales aux Pays-Bas, en France, en Allemagne, en Belgique et en Pologne.

En quoi consistent les activités de SECOLUX?

LELLÉ Dans notre filiale SECOLUX, nous sommes actifs dans les domaines de la qualité, la sécurité et le conseil expert. Nos principales missions sont d’agir comme un bureau de contrôle sur la statique et sur la physique du bâtiment. Par ailleurs, nous avons une accréditation de l’ITM pour réaliser des contrôles pour effectuer les contrôles légaux pour la sécurité des personnes dans une série de bâtiments comme les communes et les crèches. L’activité de conseil est plus récente et porte sur la sécurité incendie et la physique du bâtiment.

Quelles sont les évolutions majeures que SECOLUX a constatées ces dernières années?

LELLÉ Les missions deviennent de plus en plus étendues et les projets deviennent de plus en plus grands. Au départ, les constructions étaient plutôt classiques en béton. Mais avec les nouvelles classes énergétiques puis la demande pour le passif, la conception des différents bâtiments et ouvrages devient plus grande et plus spécifique. On essaie de minimiser les risques qui peuvent intervenir dans ce secteur. La promesse de SECOLUX, c’est de prévenir les risques et de les minimiser afin d’assurer une tranquillité et une pérennité dans les maîtrises d’ouvrages.

SECO est présent dans d’autres pays, y a-t-il des spécificités au Luxembourg?

LELLÉ Au Luxembourg, nous sommes fortement impliqués dans les contrôles liés aux ponts et d’autres ouvrages d’arts.

wolfgang DUNKER Sans vouloir être top orgueilleux, de nombreuses constructions spectaculaires nous ont été confiées comme le stade national, le château d’eau de Gasperich, CBK 2 de la BGL BNP Paribas au Kirchberg, le nouveau siège de RTL Group «RTL City», EY et bien d’autres. A côté de ces projets phares, on a supervisé la sécurité de 120 crèches au Luxembourg. C’est un travail très satisfaisant car on se sent impliqué dans la société afin de contribuer à la sécurité des enfants.

Quels sont les défis pour le futur de SECOLUX?

LELLÉ Les défis se trouvent dans la demande pour la digitalisation des métiers de la construction, je pense notamment au BIM («building information modeling»). En plus, nous devons faire face aux exigences environnementales ainsi qu’aux évolutions techniques.

DUNKER Pour moi, il y a aussi une autre forme de défi. Quand on voit le Kirchberg par exemple, chaque bâtiment est différent. Il n’y a pas un contrôle qualité comme dans l’automobile où l’industrie où on fait un prototype puis après 300.000 fois le même exemplaire. Ici, chaque bâtiment est un prototype et est unique. Un autre challenge du quotidien est lié au fait que souvent, nos clients ne viennent pas toujours du domaine technique. Il nous faut trouver un langage et un moyen de communiquer sur la technique, la sécurité et la qualité, et de la traduire dans un langage où les clients et les maîtres d’ouvrages comprennent ce qui est important. A l’inverse, il importe aussi de les écouter pour cerner ce qui compte à leurs yeux.


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