LUXEMBOURG
SEMIRAY AHMEDOVA

Après une année parlementaire inhabituelle à la Chambre des Députés, la députée gréng Semiray Ahmedova tire un bilan personnel et professionnel très positif, malgré un rythme de travail soutenu. Elle travaille notamment sur les problématiques de logement, un point noir au Luxembourg et une priorité du gouvernement.

«Le mandat de députée a été pour moi un défi que j’ai accepté avec fierté et confiance en mes compétences, mais non pas sans appréhension. Agir et travailler au nom du peuple est une grande responsabilité que j’essaye d’honorer chaque jour. Je ressens une réelle satisfaction dans cette tâche qui m’a été confiée et chaque matin, je me réjouis de me mesurer aux défis du jour.

Les débuts n’étaient pas évidents car il m’a fallu tout apprendre et comprendre le fonctionnement protocolaire. Comme présidente de la Commission du Logement, j’ai dû apprendre sur le tas comment présider des réunions de travail, à veiller à ce que les députés tant de la majorité que de l’opposition puissent exprimer leurs points de vue. Je suis ravie de cette attribution et le travail avec tous les partis est généralement très constructif. L’opposition joue effectivement son rôle avec assiduité, ce qui permet d’observer les projets d’un autre point de vue, mais également de trouver un terrain d’entente en favorisant les intérêts communs des citoyens. J’apprécie la qualité des débats menés avec les membres de ma commission. Tout cela permet d’avancer dans l’une des thématiques importantes du Luxembourg qu’est le logement.

A ce propos, les travaux menés au sein de la Commission du Logement sont perceptibles pour l’année écoulée. En effet, suite à la crise sanitaire qui nous a touché de plein fouet, nous avons pu mettre en place rapidement le gel des loyers jusqu’à la fin de l’année. Cette mesure est accompagnée d’une hausse des subventions pour les loyers qui était initialement prévue pour l’année 2021.

Les aides des financements pour la garantie locative ont été mises en place de même que des critères minimaux de salubrité, d’hygiène, de sécurité et de l’habitabilité. Dans ce contexte, les communes sont dotées de plus de moyens au niveau du contrôle et de la pénalisation.

Un autre projet qui a abouti au cours de cette année parlementaire est le «fonds spécial de soutien au développement du logement». Ce fonds permet de faciliter de manière générale tout ce qui touche de près ou de loin à la création de logements. Cette loi donne également une transparence dans les investissements réalisés par le ministère. La Chambre recevra en effet un bilan annuel des dépenses.
Mon arrivée à la Chambre des Députés fut marquée par le débat sur le Pacte Logement 2.0. qui devrait être voté fin 2020. La réforme de cet outil accélérera la création ciblée de logements publics, abordables et durables. Ces nouveaux projets prévoient des formes d’habitat innovantes (logements intergénérationnels, coopératives et groupements de logement) et une planification vers des objectifs de «zéro carbone», de «zéro déchet», de quartiers sans voitures, et favorisant la cohésion sociale.

A la rentrée parlementaire, les commissions reprendront de plus belle et notre programme est d’ores et déjà bien chargé, une façon de ne pas perdre cette dynamique qui s’est créée ces derniers mois autour du logement.»