LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Dans la foulée de ses résultats annuels, la banque privée

Après des mois marqués par l’arrivée de nouvelles règlementations et par un environnement économique en demi-teinte, la Banque Degroof Luxembourg garde le sourire. Son bénéfice net a grimpé de 3,5% à 53,019 millions d’euros au terme de son exercice clôturé le 30 septembre dernier. Par contre, son produit net bancaire s’est contracté de 2,6% à 118,4 millions d’euros, suite à la sortie du périmètre de consolidation de la filiale suisse du groupe. «Nous possédons à présent 25% d’une entité plus grande», a expliqué hier l’administrateur-délégué Geert De Bruyne. «Mais à périmètre constant, nos revenus progressent de 4%».

Appétit asiatique

Si le duo d’administrateurs-délégués reste discret sur le nombre de clients ayant pliés bagages et sur celui des nouveaux venus, Geert De Bruyne assure qu’«il y a eu moins de départs que d’arrivées». Ce qui est certain, c’est que la banque privée se concentre davantage sur la clientèle internationale High Net Worth et Ultra High Net Worth. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: les dépôts ont augmenté de 4,4% à 5,8 milliards d’euros tandis que les actifs des fonds administrés ont progressé de 1,2% à 25,4 milliards d’euros. À ce propos, la Banque Degroof Luxembourg a lancé à Hong Kong une filiale dédiée à la gestion d’organismes de placement collectif (OPC). Cette antenne vient s’ajouter à un bureau de représentation et cela, «pour assurer un développement pour le monde asiatique», appuie le dirigeant qui ajoute: «On souhaite rayonner dans les autres pays asiatiques».

La banque conserve un solide ratio CAD (Capital ADequacy) consolidé de 25,2%, bien supérieur au minimum légal de 8%. «L’évolution dans les marchés financiers a été nettement plus sympathique, elle a été un peu plus généreuse pour les portefeuilles que nous gérons», commente Geert De Bruyne.

Petercam: en route vers la fusion

Les prochains mois seront marqués par la fusion à venir avec une autre banque privée belge: Petercam. Au Luxembourg, elle est une société de gestion et la Banque Degroof y voit une complémentarité. «Nous pourrons élargir la palette de services», remarque Patrick Keusters. Outre un renforcement de la présence commerciale du groupe en Europe, des portes vont s’ouvrir vers de nouveaux marchés tels que l’Allemagne et l’Italie. Pour l’instant, les discussions sont en cours à Bruxelles et de ce côté-ci de la frontière, il semble acquis que les salariés des deux entités se retrouveront à la Cloche d’Or. «Nous avons toute la place nécessaire pour accueillir des équipes supplémentaires», indique Patrick Keusters. L’institution a par ailleurs d’autres projets en cours comme un développement vers une clientèle basée dans la Grande Région et sur le marché des OPC. À ce propos, la succursale belge de la Banque Degroof Luxembourg dédiée dans l’administration d’OPC a terminé son exercice avec un résultat en hausse de 28%. Une bonne santé qui conforte les dirigeants. «On reste très enthousiastes quant à l’avenir», a fait savoir Geert De Bruyne.


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