LUXEMBOURG
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Brexit: les sociétés de gestion tentées de renforcer leurs nouvelles implantations

Plus d’une société de gestion sur deux est en train de revoir sa stratégie de distribution et espère renforcer ses effectifs dans de nouvelles implantations au cours des cinq prochaines années, dans le sillage du Brexit, renseigne une étude de State Street diffusée lundi. On y apprend que les sociétés de gestion développent des stratégies transfrontalières dans ce contexte particulier. Au total, 46% des 250 sondés s’atendent à une fragmentation accrue de la règlementation des fonds d’investissement en Europe, reflétant la crainte d’une divergenece entre l’UE et Londres.

Intérêt croissant pour le Royaume-Uni

State Street constate aussi une hausse du nombre de gestionnaires qui envisagent de domicilier leurs fonds outre-Manche. Ils sont 51% à se déclarer prêts à faire ce choix soit 9% de plus qu’en 2017. «Les données montrent que les gérants d’actifs ont compris que (…) conserver leur accès aux marchés et aux investisseurs internationaux est une priorité de leur modèle économique», pointe le responsable de State Street au Luxembourg, David Suetens.

«Les gérants d’actifs doivent absolument rester agiles pour tirer leur épiingle du jeu dans cet environnement de marché», avertit la directrice générale de State Street EMEA, Liz Nolan. «L’impact du Brexit est complexe, en raison notamment des incertitudes entourant les négociations». Au Luxembourg, State Street totalise 790 salariés selon les derniers chiffres du Statec.