BRUGELETTE (B)CATHERINE KURZAWA

Le parc Pairi Daiza invite au voyage et cela, à 2h30 de Luxembourg

Bienvenue dans un jardin extraordinaire. On y trouve tout ce que la nature a à offrir aux quatre coins du globe. Faune et flore sont réunies pour un cocktail détonnant qui s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes. Au parc Pairi Daiza, chaque monde a sa faune mais aussi sa flore. Dans la «Cité des immortels» se trouve le plus grand jardin chinois hors de l’Empire du milieu. Un atout qui a aidé le parc belge à obtenir le prêt d’un couple de pandas géants en un an de démarches, au lieu de cinq habituellement. «Le professionnalisme d’Eric Domb (le fondateur du parc, ndlr.) a aussi aidé, il a par exemple engagé une Chinoise qui maîtrise la langue et ses dialectes de manière à ce que dans les démarches, tout était déjà traduit», explique le directeur adjoint du département zoologique, Koen Vanderschueren. Depuis ce printemps, Pairi Daiza appartient au club très fermé des cinq zoos européens à abriter des pandas géants de Chine. Xing Hui et Hao Hao représentent un investissement considérable pour le parc - comptez 12 millions d’euros avec la construction du nouveau temple bouddhiste - mais aussi un pari pour l’avenir. «C’est connu que tous les zoos qui ont des pandas ont vu leur nombre de visiteurs augmenter», reconnaît Koen Vanderschueren. L’an dernier, 1,25 million de personnes ont arpenté les allées du parc, un record.

Le contact primordial

Et pour contribuer davantage au dépaysement, la cuisine suit les visiteurs dans leur voyage. Au «Temple des délices», les spécialités asiatiques sont à l’honneur tandis qu’«Au bon foufou», des plats africains sont proposés. Car en quelque pas seulement, le public passe d’un continent à un autre. Dans «La Terre des Origines», un village lacustre authentique a été érigé, à côté d’un village Tamberma du Togo où on retrouve les animaux de la savane. Et pas question de les observer à travers les barreaux d’une cage. Chaque espèce évolue dans un enclos qui lui est propre et l’accent est mis sur le contact. Imaginez donc: les visiteurs peuvent toucher la tête des girafes grâce à un belvédère spécialement construit pour l’occasion. Dans le parc, le public peut assister aux nourrissages et participer à ce moment de complicité entre les soigneurs et les bêtes.

Un lien que l’on observe également dans les spectacles, en particulier celui du bain des éléphants où ces géants se laissent même toucher par les visiteurs, au terme d’une représentation unique en son genre. Dans certains cas, le public pénètre même dans l’habitat des animaux. D’immenses volières abritent en effet de nombreuses espèces dans «La porte du ciel». Ici, on croise des pélicans dans les allées du parc et une fois à l’intérieur de la plus grande volière d’Europe, les flamants roses et autres ibis rouges deviennent des voisins le temps d’une promenade.

À ses débuts en 1994, Pairi Daiza était axé sur les oiseaux. Puis, au fil des années et des investissements, il est devenu un jardin zoologique complet où tous les mammifères, et même les espèces du monde marin, sont réunis à la même adresse. Le parc évolue sans cesse au rythme des nouveautés. Après l’arrivée des pandas ce printemps, son directeur planche déjà sur la construction d’un monde du froid. De quoi permettre, à terme, des visites tout au long de l’année. Mais en attendant, Pairi Daiza est ouvert tous les jours jusqu’à la Toussaint.
www.pairidaiza.eu