LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

La quatrième édition des GR Business Days se poursuit aujourd’hui

Depuis ses débuts en 2012, le salon Greater Region Business Days a toujours eu pour vocation d’abattre les frontières entre les membres du groupement de coopération. Mais au fil des moutures, l’évènement a élargi son empreinte et cette quatrième édition le démontre à merveille: à côté de la présence remarquée de la province turque de Kocaeli en sa qualité de «région d’honneur», l’Asie est sous le feu des projecteurs avec le Japon ou encore de l’Inde. Son consul honoraire pour le Luxembourg, Ambi Venkataraman, l’explique: «Nous souhaitons vendre aux firmes européennes la business intelligence pour la sous-traitance». C’est la première fois que la représentation diplomatique indienne participe au salon B2B de la Chambre de Commerce et elle a apporté des arguments de poids: efficience des coûts, marché immense, ou encore orientation de chaque État dans des activités industrielles spécifiques.

Zoom sur les PME innovantes

Parmi les 250 exposants présents jusqu’à ce soir à Luxexpo, les PME de la Grande Région restent majoritaires et profitent du rendez-vous pour nouer de nouvelles opportunités d’affaires. Ainsi, Telephonie (filiale du groupe Telkea) présente Net-Time, un dispositif de pointage et de contrôle d’accès qui s’installe sans aucun câblage. «C’est une innovation luxembourgeoise», avance le Business Development Manager Eric Didier. Le dispositif utilise la technologie M2M et non pas le wifi ou le Bluetooth. Pour l’alimenter, une batterie d’une autonomie de neuf mois suffit. «Cela est particulièrement intéressant pour des utilisations sur des chantiers», souligne le responsable. C’est déjà la troisième fois qu’Eric Didier participe au GR Business Days et pour lui, l’intérêt réside dans la fenêtre sur l’étranger de l’évènement.

Dans les stands, le dialogue se noue et les cartes de visite s’échangent. Une cinquantaine de start-ups est réunie dans un village qui leur est dédié, avec un accent sur les PME innovantes. Démonstrations, conférences interactives, rencontres: les exposants ont l’opportunité de mettre en avant leurs produits et services par divers canaux. À côté de cela, une zone dédiée à la cybersécurité et à la performance digitale mettent certaines niches à l’honneur. «C’est ce business mix qui fait l’originalité des GR Business Days», a souligné le directeur de la Chambre de Commerce dans son discours inaugural. Carlo Thelen n’a pas manqué de rappeler l’importance du Plan Juncker et celle des projets d’infrastructure en Europe.

Autre sujet abordé, «la recherche est l’une des principales priorités du gouvernement», a insisté le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Marc Hansen. En 2000, la recherche représentait 0,1% du PIB et désormais, elle pointe à 0,7% avec pour objectif 0,9% en 2020. Autre ingrédient clé: la formation.

À la tête de la Chambre de commerce et d’industrie de Lorraine, Paul Arker a rappelé un projet qui germe de l’autre côté de Zouftgen: «Monter face à Belval (du côté français) un centre de formation avec pour but de former le personnel dans les métiers en tension au Grand-Duché.» Du côté wallon, le projet d’université de la Grande Région suscite l’intérêt de Philippe Suinen, le président des Chambres de commerce et d’industrie en Wallonie. Il y voit un bel exemple de la diversité culturelle de la Grande Région.

Deux absents de marque

Quoi qu’il en soit, les représentants présents se sont entendus sur l’importance de collaborer ensemble. Enfin, tout est relatif. Alors que la Grande Région s’apprête à s’étendre vers l’Alsace et la Champagne-Ardenne, deux membres du groupement étaient absents hier matin: la Sarre et la Rhénanie-Palatinat. Une absence qui laisse un goût amer en bouche, mais que le modérateur Camille Ney a temporisé: les représentants seraient arrivés en fin de journée hier.


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