SANDWEILER
CATHERINE KURZAWA

Cargolux a célébré jeudi son 100ème C-Check et détaillé cette activité méconnue du public

Cargolux a célébré jeudi matin la 100ème inspection «C-Check» dans son hall de maintenance en présence du ministre du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch.

Ce contrôle - qui coûte environ 750.000 dollars - nécessite l’immobilisation de l’avion pendant 10.600 heures de travail et a lieu tous les deux ans. Depuis l’inauguration du hall de maintenance de Cargolux en mai 2009, la compagnie a réalisé 68 C-Checks pour ses avions et 32 pour des appareils de compagnies clientes. Il s’agit de Corsair, Silkway, Air Bridge Cargo et Atlas Air.

«Ceci contribue significativement au succès commercial de la compagnie», a souligné dans son discours le CEO du groupe, Richard Forson.

Trois terrains de football

Pour la petite histoire, le hall de maintenance de Cargolux s’étend sur une superficie équivalente à plus de trois terrains de football, faisant de cet immeuble le plus grand du Luxembourg, selon la compagnie. Elle peut y accueillir simultanément deux Boeing 474, mais peut aussi mettre des superficies à la disposition d’autres opérateurs. Ainsi jeudi matin, un Boeing 737 de Luxair subissait une inspection.

Quelque 300 salariés s’affairent dans ce bâtiment où «on peut tout faire, sauf la peinture», résume Philippe Galbois, «Head of business support» pour Cargolux. Une autre corde manque à l’arc de cet outil: les D-Checks, des contrôles encore plus lourds que les C-Checks. «Nous souhaitons faire une analyse pour voir s’il serait possible de les réaliser un jour ici», a confié au «Journal» Richard Forson. Pour l’instant, ces inspections poussées sont outsourcées en Asie. Et de conclure que «nous souhaitons continuer à utiliser ces infrastructures et développer davantage nos capacités».

www.cargolux.com