NEW YORK
JAMES FREDRICK POUR SPARKNEWS

Un entrepreneur mexicain mise sur les avocatspour réduire le coût des bioplastiques

New York En 2011, Scott Munguía, alors jeune étudiant en génie chimique au Mexique, lit un article sur les bioplastiques. Le lendemain, il découvre un autre article, celui-là parlant des propriétés chimiques du noyau d’avocat. Il s’aperçoit alors que ce dernier contient un biopolymère très semblable à celui présent dans le blé, à partir duquel est fabriquée la majeure partie des bioplastiques. Le Mexique fournit la moitié de la quantité mondiale d’avocats. Chaque année, près de 300.000 tonnes de noyaux d’avocats s’amoncèlent chez les producteurs de guacamole. «Quand j’ai réalisé que ces noyaux représentaient une alternative au blé pour les bioplastiques, je savais que je pouvais bâtir une entreprise à partir de là», a déclaré Munguía.

Sa société, Biofase, emploie désormais treize salariés et, selon Munguía, réalise des bénéfices. Son plus grand succès commercial est sa résine de plastique, que les clients transforment avec leurs propres machines en objets jetables, tels que des couverts, des assiettes et des bouteilles. L’entreprise produit aussi sa propre marque de couverts en plastiques et crée aussi des articles sur mesure pour de gros clients.

Munguía a l’intention d’ouvrir la plus grande usine de bioplastiques d’Amérique latine d’ici la fin de l’année, qui serait à même de produire plus de 600 tonnes de résine par mois, ce qui réduirait considérablement les coûts. Munguía a déclaré: «Je pense que nous allons être les premiers producteurs au monde à vendre des bioplastiques moins cher que les plastiques à base d’hydrocarbures. » La plastique fabriqué à partir de noyaux d’avocats de Biofase ne va néanmoins pas éclipser le plastique traditionnel, issu d’hydrocarbures. Ce dernier, qui met souvent des siècles à se décomposer, représente encore à l’heure actuelle près de 99% de la production de plastique mondiale. Munguía transforme des déchets locaux en produits durables et rentables. Pour lui, l’idéal serait de voir d’autres types de biomasses, dans d’autres régions du monde, être convertis en plastiques du futur.

Plus d’informations: www.biofase.com.mx

www.solutionsandco.org