LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Entre les deux, le cœur des entreprises balance, selon une étude du Groupe CK

De la théorie à la pratique, l’écart peut parfois être significatif. En témoigne la relation des entreprises avec les solutions de digitalisation. Si les appareils électroniques n’ont jamais été aussi nombreux dans les firmes au Luxembourg, ce n’est pas encore le cas des documents numériques, révèle une étude du Groupe CK menée auprès de 588 structures au Grand-Duché. Elle montre qu’à peine une société sur deux affirme que ses documents sont essentiellement digitaux.

46% des entreprises adoptent une approche misant à la fois sur le meilleur du papier et du digital. Dans le détail, ce sont les factures entrantes qui sont les plus numérisées (55%) devant les archives (47%) et le courrier entrant (42%).

La numérisation, une pratique courantedans les grandes structures

Au niveau des factures entrantes, la numérisation est surtout pratiquée dans les structures de plus de 250 personnes (70%), à l’inverse de celles employant moins de onze salariés (39%). Idem pour les archives: leur numérisation est fréquente dans les grandes structures (59%) mais moins dans les petites (41%).

«Les clients que nous voulons servir, ce sont les PME et les PMI», explique au «Journal» le responsable marketing et communication du Groupe CK, Olivier Dauvister. «On veut montrer que des solutions s’adaptent à leur structure et à leur taille», insiste-t-il.

Voilà pourquoi le groupe luxembourgeois actif dans les solutions bureautiques et également présent dans la photo et le sport, entend accentuer prochainement sa communication à destination des petites entreprises.

Des avantagespour les deux camps

L’étude permet au groupe de mieux cerner les considérations des sociétés. Ainsi, on apprend que 63% d’entre-elles voient
comme principal avantage dans le digital la protection contre le risque de destruction accidentelle des documents. Au niveau du papier, l’agréabilité de lecture pour les dossiers complexes est citée par trois répondants sur quatre.

Autant d’éléments qui confirment cette tendance à vouloir miser sur une approche qui allie le meilleur des deux mondes. Mais l’enquête montre aussi que quatre entreprises sur dix sont en train d’intégrer sa chaîne de production de documents et cela, qu’elles emploient onze ou plus de 250 salariés. Un pas en avant semble se faire en direction de la digitalisation, une opportunité que le groupe basé à Leudelange entend saisir. Il emploie 180 salariés et a soufflé en 2016 ses 70 bougies.

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