LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

La Fondation de Luxembourg fait état d’une solide dynamique de la philanthropie dans le pays

C’est une année particulière que vit la Fondation de Luxembourg: celle de son dixième anniversaire. La première fondation abritée par cette organisation crée par l’Etat luxembourgeois et l’Œuvre nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte remonte en effet à juillet 2009. Depuis lors, la philanthropie s’est bien développée avec au total 80 fondations, renseigne son rapport annuel publié hier.

«La philanthropie joue un rôle important dans une société démocratique», souligne la directrice générale de la Fondation de Luxembourg, Tonika Hirdman. Dans son avant-propos, elle insiste sur l’«intérêt toujours croissant pour la philanthropie de la part de donateurs aux profils variés».

Près de 200 millions d’euros reçus

Au total, les 80 fondations abritées par l’organisation représentent un engagement de près de 200 millions d’euros. Et le soutien des philanthropes a permis de distribuer plus de 35 millions d’euros à des projets d’intérêt général répartis dans cinq domaines différents: pauvreté et cohésion sociale, éducation universelle, santé et recherche, culture et diversité, ainsi que biodiversité et changement climatique.

En 2018, le soutien aux projets s’est tassé de 3% à 6,5 millions d’euros. Les domaines de la santé et de la recherche représentent 48% du total, loin devant l’éducation ainsi que la pauvreté et la cohésion sociale (1,1 million d’euros chacun). Au total, 194 millions d’euros ont été reçus dont 127 millions sous forme de dons et 67 millions faisant l’objet d’un engagement.

Bien que l’objet des 78 fondations actuellement en activité diffère fortement de l’une à l’autre, les dépenses se concentrent pour 58% sur le continent européen, loin devant l’Afrique (32%).

Les origines de la Fondation de Luxembourg remontent à 2008 et la déclaration sur l’état de la Nation du Premier ministre de l’époque, Jean-Claude Juncker. Son but? Promouvoir la philanthropie. Une décennie plus tard, un fondateur sur deux réside au Luxembourg, 14% en Belgique et 13% en France ainsi qu’en Allemagne. «L’un des enjeux majeurs des dix prochaines années sera de continuer à faire rayonner la philanthropie luxembourgeoise au-delà de ses frontières tout en restant ouvert aux changements qui ne manqueront sans doute pas de marquer le futur du secteur philanthropique», poursuit Tonika Hirdman. La Fondation de Luxembourg mène en parallèle un travail de sensibilisation et de promotion de la philanthropie via des conférences. Après avoir rejoint le réseau européen DAFNE («Donors and Foundations Networks in Europe»), l’organisation assure cette année la présidence du réseau «Transnational Giving Europe». Autant de raisons de rayonner et d’inscrire la philanthropie dans la liste des compétences du Grand-Duché en matière financière.


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