LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

La start-up luxembourgeoise MyScienceWork admise dans un incubateur californien

C’est un grand pas que s’apprête à franchir MyScienceWork d’ici vendredi prochain. Quatre de ses dirigeants vont s’envoler vers Sunnyvale, en Californie, pour prendre leurs quartiers au «Plug and Play Tech Center», un incubateur d’entreprises axé sur les start-up de technologies émergentes. MyScienceWork, c’est une plate-forme de communication qui réunit chercheurs, ingénieurs, étudiants et communicants scientifiques autour de publications et d’un réseau d’entraide et de communication. Fondée en 2010 à Paris par Virginie Simon et Tristan Davaille, la start-up est le fruit d’une réflexion de la docteur en nanotechnologies qui, en préparant sa thèse, peinait à trouver un point de rassemblement entre publications et auteurs de contenus scientifiques. En 2012, l’entreprise a bénéficié d’une levée de fonds d’Edison Group Participations, de l’État luxembourgeois et de quelques fonds privés pour un total de 1,5 million d’euro. Un généreux coup de pouce qui lui a permis de s’installer au plateau du Kirchberg où elle emploie aujourd’hui une dizaine de personnes, en particulier des informaticiens et des développeurs. À Paris, trois personnes travaillent encore dans le berceau historique de la start-up, en particulier des journalistes scientifiques. L’an dernier, la version officielle du site a pu être lancée avec 30 millions d’articles, plus de 50.000 chercheurs et une interface présentée en neuf langues.

Un réseau social complet

«Le premier de nos objectifs est de créer une filiale aux États-Unis», annonce d’emblée Virginie Simon. La cofondatrice du site peut déjà se targuer d’avoir un partenariat outre-Atlantique, avec Research Solutions qu’elle compte d’ailleurs aller visiter lors de ses trois mois de séjour en Californie. Mais ce n’est pas tout: la firme compte mettre en place «une offre premium à la fin de ce mois avec comme cible les sociétés de biotechnologies.» Contre paiement d’un forfait mensuel, le portail propose d’associer contenu et visibilité en accédant à des milliers d’articles tout en bénéficiant d’une visibilité sur le réseau social.

Car la plate-forme n’est pas seulement axée sur les publications scientifiques: on y trouve également des informations, des invitations à des évènements et des offres d’emploi. Toujours au rayon des nouveautés, la CEO nous confie qu’«une levée de fonds vient d’être finalisée». De quoi mettre du beurre dans les épinards en cette période charnière pour la structure. Celle-ci compte bien profiter de sa présence dans l’incubateur pour faire de son projet un «American dream» en nouant de nouveaux partenariats avec des entreprises et des universités. L’an dernier, le chiffre d’affaires de MyScienceWork s’élevait à quelque 100.000 euros.


www.mysciencework.com