LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

KBL voit son bénéfice net bondir de 19% au premier semestre

La mutation de la KBL epb se poursuit. Après un remaniement de son exécutif, place aux actes avec en ligne de mire un objectif: réaliser 100 millions d’euros de bénéfice net en 2015 et figurer parmi les leaders du marché de la banque privée en Europe. Les indicateurs sont au beau fixe avec des actifs sous gestion en hausse semestrielle de 4% à 43,9 milliards d’euros. Quant au bénéfice net, il affiche une progression annuelle de 19% à 50 millions d’euros grâce à une hausse des revenus «en particulier au Luxembourg», de l’apport des filiales et des conditions de marché. Mais gare à celui qui voudrait rebondir sur ce résultat pour pronostiquer le bilan annuel: «Nous avons deux à trois dossiers (d’acquisition) dans le pipeline», prévient le Group CEO Yves Stein. Les choses devraient prochainement se préciser à plusieurs points de vue, mais ce qui est certain, c’est qu’il est a priori question d’investissements sur des marchés en quête de développement pour le groupe. «Nous voulons faire une acquisition en France ou en Espagne», confie le dirigeant.

Autre dossier sur les rails, c’est sans nul doute celui de la collaboration avec Lombard Odier, annoncée en juin dernier. À la clé, un partenariat stratégique autour des activités informatiques du groupe suisse. Les conclusions du protocole d’entente sont attendues d’ici à la fin de l’année, avec déjà quelques projets en voie de concrétisation. «Une application mobile va être lancée en Belgique à la fin de l’année puis dans d’autres pays du groupe», fait savoir le directeur exécutif Marc Lauwers.

Vers une fusion à Luxembourg

Toujours au rayon des changements à venir, l’un concerne le Grand-Duché avec la fusion de KBL epb et de la Banque Puilaetco Dewaay Luxembourg, liée à la filiale belge du groupe. «Nous avons décidé d’intégrer les deux banques à Luxembourg dans les 18 prochains mois», précise Yves Stein. Et avec un siège social au boulevard Royal et un nouveau responsable du private banking Luxembourgeois - en la personne de Carlo Friob, le message est clair: «KBL epb est en quelque sorte redevenue une banque luxembourgeoise», malgré son rachat en 2012 par les Qataris de Precision Capital. L’échange automatique des données? «C’est la meilleure chose qui puisse arriver», répond Yves Stein. Il n’empêche, la mutation vers une clientèle UHNW et UHNWI n’est pas sans mal pour les 2.200 salariés du groupe, dont un millier sont basés au Grand-Duché. «Nous allons devoir transférer pas mal de personnes des activités anciennes aux activités nouvelles», reconnaît le dirigeant qui insiste sur l’importance de la formation et de la reconversion, qu’il considère comme une «priorité absolue.» Avec tout cela, on en oublierait presque les projets plus anciens toujours en gestation. Un changement de nom du groupe par exemple? Il reste possible mais pour ce qui est des activités locales, l’heure est à une stratégie multimarque tout en construisant des ponts entre les structures. Qui dit clientèle internationale dit clientèle établie dans plusieurs pays. KBL epb l’a bien compris et poursuit donc une stratégie en ligne avec cette tendance.


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