LUXEMBOURG
LUCIENNE THOMMES

Ce 4 février est la Journée mondiale contre le cancer. Si les sujets du dépistage et du traitement de cette maladie occupent une place de premier rang dans les médias, la question de la communication autour et avec les malades reste peu posée. La Fondation Cancer entend mettre ce sujet en avant dans le cadre de ses 25 ans. Sa directrice Lucienne Thommes nous détaille cela.

«La question de la communication est importante mais nous constatons que des problèmes demeurent. Tout d’abord, pour le patient qui doit en parler avec ses proches. Ensuite, pour les médecins qui se retrouvent parfois avec peu de temps devant eux pour répondre à toutes les interrogations des patients. Enfin, lorsqu’un ancien malade retourne à son travail, les collègues ne savent pas comment aborder le sujet.

Par expérience, on sait qu’il vaut mieux parler du fait qu’on est malade plutôt que de ne pas en parler du tout. Par exemple, certains parents veulent protéger leurs enfants en ne leur annonçant pas la maladie. Mais les enfants sentent bien qu’il se trame quelque chose.

C’est au patient de définir la manière dont il souhaite communiquer au sujet de sa maladie. Parfois aussi, il souhaite tout simplement parler d’autre chose que de la maladie. La Fondation Cancer a un service composé de quatre psycho-oncologues qui guident gratuitement les patients. La question de la communication fait évidemment partie de leur travail qui aborde bien des angles comme la discussion avec ses proches et sa famille, sans oublier l’annonce du diagnostic à des enfants en fonction de leur âge. A l’occasion de ses 25 ans, la Fondation Cancer veut axer une campagne sur la communication. Son nom sera «Comment te dire» et nous mettrons en avant les patients en leur demandant quelles sont les questions qu’ils souhaitent qu’on leur pose par rapport à leur maladie.

Un adulte sur huit au cours de sa vie risque de se voir diagnostiquer un cancer. Le cancer est un mal très fréquent et va le devenir encore plus, dans la mesure où la population vieillit et est donc statistiquement plus sujette à rencontrer des problèmes de santé mais aussi, dans la mesure où les programmes de dépistage permettent de détecter des cas qui avant, seraient passés inaperçus. Ce dépistage permet aussi de mieux soigner la maladie et aujourd’hui, nombreux sont les malades du cancer qui parviennent à vivre avec la maladie tout en reprenant leurs activités professionnelles et privées.»

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