BERTRANGE
CATHERINE KURZAWA

Coup d’œil sur le développement des espaces de travail en coworking

Ce n’est pas une mode, c’est un vrai changement de mentalité», assure William Moulin. Le co-responsable du département location de bureaux au sein de JLL Luxembourg voit la demande évoluer ces dernières années pour des espaces de travail en commun. S’il admet que leur part est relativement faible pour le moment au Luxembourg, «c’est une activité qui est amenée à se développer».

A Londres par exemple, les espaces en coworking représentent 16% de la prise en occupation totale. A Bruxelles, ce taux est de 8%. «On s’attend dans les dix prochaines années à ce que ces chiffres doublent», explique William Moulin.

Adaptation en cours

Pour répondre à cette demande, les centres d’affaires développent des espaces de coworking entre leurs murs et parfois même de nouvelles marques axées sur ce concept. «Cela passe par le réaménagement de centres existants ou le développement de nouveaux centres qui répondent plus aux nouveaux besoins».

Simplicité, interactivité entre entreprises et possibilité de synergies: le coworking a de nombreux atouts. Ajoutez à cela des espaces de travail «plug & work» où il suffit de brancher son ordinateur pour commencer à travailler, et vous obtenez un gain de temps considérable pour les locataires.

«Si on est seul ou deux ou trois, c’est certainement plus avantageux d’aller travailler dans un espace de coworking parce qu’on n’a pas toutes les charges inhérentes à la location d’un bureau de manière standard», illustre William Moulin. Par contre, ce type d’espace peut présenter un problème lorsque l’entreprise est confrontée à des sujets qui nécessitent une certaine concentration voire un isolement.

Quant à l’émergence des incubateurs où les start-up évoluent dans des espaces de coworking, «je ne sais pas si cela s’adresse au même type d’utilisateurs», avance le responsable. «Je pense que les espaces de coworking au sein de l’entreprise s’adressent à des sociétés un peu plus mûres».

Bref, un nouveau marché se crée mais il cible surtout «les nouvelles générations qui ont plutôt tendance à vouloir travailler de manière différente».

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