LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Le «Digital Tech Fund» a présenté son premier bilan

En un an d’activité, le fonds d’amorçage «Digital Tech Fund» a réalisé deux investissements de 500.000 euros chacun auprès de deux start-up, a-t-il expliqué lundi à la presse. «Nous considérons que les résultats de cette année sont extrêmement positifs», a commenté le gestionnaire du fonds piloté par Expon Capital, Alain Rodermann.

La première start-up retenue est itravel. Ce tour opérateur digital né en Allemagne propose aux internautes de composer leur voyage en fonction des expériences qu’ils veulent vivre. Son directeur Axel Schmiegelow a posé ses valises au Luxembourg où le processus d’embauche du premier salarié est actuellement en cours. Outre la dimension européenne, les infrastructures techniques et le potentiel de partenariats ont guidé son choix. «Je n’ai pas trouvé d’autres pays aussi multilingues et multiculturels que celui-ci», a-t-il ajouté.

Nektria a également bénéficié d’une enveloppe de 500.000 euros. La start-up basée à Barcelone propose un logiciel qui coordonne les tournées de livraison de commandes en fonction de l’heure de réception souhaitée par le client. Elle collabore actuellement avec des géants de la grande distribution tels que Carrefour, Ulabox et Dia et ambitionne de s’étendre aux plateformes d’e-commerce. Nektria a ouvert en mai dernier une filiale au Luxembourg et compte étendre sa présence, a fait savoir son directeur Javier Juncadella. Quatre salariés devraient débuter en septembre et la jeune pousse compte porter ce nombre à dix d’ici à un an.

Des start-up du Luxembourg et de l’étranger

Pour pouvoir prétendre au soutien du fonds, les start-up doivent avoir moins de sept ans, ambitionner de lancer un produit dans les douze mois à venir et s’engager à établir une partie de leurs activités au Luxembourg. Pour sa deuxième année d’activités, le fonds a laissé entendre qu’une start-up luxembourgeoise serait prochainement retenue pour bénéficier de son aide. Mais le processus prend du temps, entre six et 18 mois pour faire un premier investissement.

Lancé en 2016 sur base d’un partenariat public-privé, le «Digital Tech Fund» est détenu à la fois par l’Etat et la SNCI mais aussi par une série d’investisseurs privés tels que SES, Proximus, POST Group, Arendt & Medernach, la BIL et High Capital. Il est doté de 20 millions d’euros pour soutenir les start-up du Luxembourg et de l’étranger actives dans des secteurs aussi vastes que le big data ou les FinTech. «Le “Digital Tech Fund” fait partie des différents outils pour faire du Luxembourg une start-up nation», a commenté le ministre de l’Economie Etienne Schneider.

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